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« Black-Out » de Connie Willis

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Il y a quelques semaines j’ai enfin réussi à terminer « Black Out » de Connie Willis. Je dis « enfin » parce que j’ai commencé ma lecture en novembre et que j’ai eu beaucoup de mal à avancer rapidement ma lecture. Je vous propose de découvrir tout de suite ce que j’en ai pensé !

Pourquoi j’ai choisi ce livre

Comme vous le voyez sur la photo je suis l’heureuse propriétaire d’une liseuse Kobo. Il y a quelques mois la Fnac a mis en vente pas mal de livre électroniques à tout petit prix (0.99€ ou 1.99€ de mémoire). Il s’agissait de beaucoup de tomes 1 de saga plus ou moins populaires. Lorsque j’ai vu « Black Out » dans la liste, la couverture m’a d’abord énormément intriguée. J’ai lu beaucoup de livres historiques sur cette époque (le dernier m’ayant tout simplement traumatisée, je n’ai plus touché au genre « histoire vraie » depuis 10 ans …) mais jamais rien sur ce qui s’est passé en Angleterre pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’approche « roman » m’a plu, j’ai donc acheté ce livre en me disant « Pourquoi pas ? A ce prix là je peux me permettre quelques découvertes hors de mes sentiers battus ». Voici le résumé en quatrième de couverture :

Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein coeur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

Je voue un amour sans faille aux thrillers/aventures historiques tels que Da Vinci Code ou la saga des Coton Malone de Steve Berry, donc je me suis dit qu’il y avait de fortes chances pour que je puisse apprécier celui-ci, même si je savais dès le départ qu’on était loin de l’ambiance et des complots ou des secrets gardés depuis des siècles. Encore une fois, changer de genre ne fait pas de mal !

Mon avis

Comme je vous l’ai dit dans l’introduction de cet article, il m’a fallu 4 mois pour lire ce livre, pas moins. Déjà parce qu’encore une fois je me suis faite piéger par le format électronique et je ne me suis pas rendue compte que le livre faisait presque 700 pages ! Mais si j’ai mis tant de temps à terminer ce tome 1 c’est surtout que j’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire. L’auteur nous plonge immédiatement dans les flots d’un océan en pleine tempête entremêlant fausses pistes d’un Colin amoureux, avalanche de termes techniques sur l’organisation des voyages temporels et la structure d’Oxford (ville dans laquelle le centre de pilotage est situé) aux sauts continuels entre différents personnages et différentes époques. La lecture du premier tiers du roman a été une épreuve pour moi, totalement perdue au milieu de toutes ces informations et incapable de me raccrocher à quoi que ce soit. J’ai plusieurs fois failli abandonner, mais je ne l’ai pas fait parce que j’étais totalement consciente que si je le laissais de côté, il me faudrait un jour lire à nouveau tous ces chapitres (oui, j’épargne autant que faire se peut mon « moi futur »).

Et subitement, passées les 250 premières pages, le récit change de tournure. L’auteur nous décrit le voyage de 4 historiens plongés dans l’Angleterre de la Seconde Guerre Mondiale, chacun à un endroit différent (côte anglaise, Londres, base militaire et refuge en campagne des enfants londoniens). A travers leur histoire on découvre la vie des Anglais pendant la guerre. Un récit passionnant mêlant action et intimité, peurs et joies. J’ai adoré la fin de ma lecture et la manière avec laquelle Connie Willis raconte le quotidien de ses personnages mêlé à celui de ceux qui malgré leurs peurs ont tenu bon. J’ai particulièrement aimé suivre Mérope avec les enfants réfugiés et Polly dans sa vie londonienne ponctuée de nuits dans les refuges qui effacent toutes les barrières sociales établies. Au fur et à mesure du récit on découvre les rebondissements qui mènent à l’issue finale de ce tome 1 sans pour autant avoir une certitude quant à la question « Qui a fait une grosse boulette ? ». J’ai dévoré les derniers chapitres et j’ai hâte de découvrir le tome 2 !

Pour résumer en quelques mots

J’ai aimé :

  • découvrir le quotidien des Anglais pendant la Seconde Guerre Mondiale. Connie Willis a fait un énorme travail de recherches et le mêle parfaitement à son récit
  • les rebondissements autour de Michael, avec une mention spéciale au superbe « Les Allemands arrivent ! » qui a failli me faire lâcher le livre de stupeur
  • l’impossibilité de connaître le responsable de la catastrophe à venir. Est-ce l’un des 4 historiens ? Un problème à Oxford ? De fausses archives ?

J’ai moins aimé :

  • Clairement, les 250 premières pages peuvent décourager, j’ai failli moi-même abandonner, ce qui m’aurait privé d’une très bonne lecture

Avez-vous lu ce livre ou pensez-vous le lire ? Venez en parler dans les commentaires !

 

La fiche du livre
Parution : 2012
Auteur : Connie Willis
Editions : Bragelonne
Genre : Science-Fiction