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Bouillon de culture Lectures

Pile à Lire de fin d’hiver

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Les fêtes étant derrière nous, j’ai rangé mes livres de Noël et me suis préparé une PAL que je compte bien terminer avant l’arrivée du printemps. La construction de cette sélection a été relativement simple. J’ai dans ma bibliothèque une étagère consacrée aux livres que je n’ai pas encore lus. Je me suis placée devant cette étagère et ai sorti 6 livres qui instinctivement me donnaient envie. J’ai ensuite parcouru la liste des livres non lus de ma liseuse Kobo pour sélectionner de la même manière un titre. J’ai réellement eu envie de fonctionner à l’instinct pour cette PAL, ce qui donne un sélection sans thème et aux univers et styles variés.


Origine, Dan Brown

Origine
Dan Brown
Edition JC Lattès

Robert Langdon, le célèbre professeur en symbologie, arrive au musée Guggenheim de Bilbao pour assister à la conférence d’un de ses anciens élèves, Edmond Kirsch, un éminent futurologue spécialiste des nouvelles technologies. La cérémonie s’annonce historique car Kirsch s’apprête à livrer les résultats de ses recherches qui apportent une réponse aux questions fondamentales sur l’origine et le futur de l’humanité. Mais la soirée va brusquement virer au cauchemar. Les révélations de Kirsch risquent d’être perdues à jamais. Contraint de quitter précipitamment Bilbao, Langdon s’envole pour Barcelone en compagnie d’Ambra Vidal, la directrice du musée. Ensemble, ils vont se lancer en quête d’un étrange mot de passe qui permettrade dévoiler au monde la découverte de Kirsch.


Le Cercle Littéraire des amateurs d’épluchures de patates
Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
Editions France Loisirs

Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis – un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…) délices bien évidemment strictement prohibés par l’occupant. Jamais à court d’imagination, le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d’humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d’autres habitants de Guernesey , découvrant l’histoire de l’île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l’impact de l’Occupation allemande sur leurs vies… Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l’invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu’elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.


Multiversum
Leonardo Patrignani
Editions Gallimard Jeunesse

Alex vit en Italie, Jenny en Australie. Ils ont 16 ans et sont reliés depuis l’enfance par un dialogue télépathique. Un jour, les deux adolescents se donnent rendez-vous sur la jetée de Melbourne. Alex et Jenny sont là mais ne se voient pas, car ils expérimentent la théorie du Multivers. L’énergie de leur amour leur permettra-t-elle de se rejoindre ? Le premier tome d’une histoire intense dans un dédale d’univers parallèles.


L’Homme Illustré et autres nouvelles
Ray Bradbury
Editions Gallimard

“Il retira sa chemise et la roula en boule. De l’anneau bleu tatoué autour de son cou jusqu’à sa taille, il était couvert d’illustrations.”

3 des nouvelles de L’Homme Illustré, en version bilingue.


22/11/63
Stephen King
Editions Albin Michel

Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser la requête d’un ami mourant : empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entraîner dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Everly Brothers, d’un dégénéré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake.


Vengeance en Prada
Lauren Weisberger
Editions Pocket

Elle lui a fait faire ses quatre volontés, l’a pliée au moindre de ses caprices, l’a persécutée du matin au soir. Finalement, l’ego de Miranda Priestly, directrice du prestigieux magazine de mode new-yorkais Runway, aura eu raison de la détermination de sa jeune assistante Andrea. Mais dans l’adversité, il faut savoir faire front et c’est ce qui s’est passé avec Emily, l’assistante qui l’a précédée auprès de Miranda, devenue depuis sa meilleure amie. Fortes de leur expérience auprès de celle qui fait la pluie et le beau temps sur le milieu de la mode, Andrea et Emily ont lancé il y a peu leur propre magazine trendy, The Plunge, spécialisé dans les mariages. D’emblée, c’est la consécration. Eh oui, la roue tourne ! Andy a tout juste 30 ans, elle a du succès et elle est sur le point de se marier. Ses années de calvaire lui paraissent loin désormais. Bien qu’elle fasse toujours attention de se tenir à distance de Miranda. Seulement, cette dernière sait reconnaître une opportunité quand elle en voit une et ce magazine lui fait envie. Autant dire qu’elle ne va pas manquer de se rappeler à leur bon souvenir…


Deuxième tombe sur la gauche (Charley Davidson – Tome 2)
Darynda Jones
Editions Milady

Charley, détective privée et faucheuse, et Cookie, sa meilleure amie/réceptionniste, se lancent à la recherche d’une jeune femme, disparue depuis le meurtre d’une camarade de lycée. Pendant ce temps, Reyes – le fils de Satan ! – est sorti de son corps physique pour hanter Charley afin d’empêcher des démons de s’emparer de la jeune femme et d’accéder au ciel par son biais. Mais Charley pourra-t-elle supporter ses nuits ardentes avec Reyes et ses journées à cent à l’heure sur la piste d’une femme disparue ?


Et vous, avez-vous une sélection de livres que vous souhaiteriez découvrir avant fin mars ?

Bouillon de culture

Faut-il avoir honte d’aimer “Fast and Furious” ?

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Quand le premier Fast and Furious est sorti j’avais 13 ans (aïe …), les garçons au collège ne parlaient que de ce film. J’avais vu la bande annonce, ça ne m’intéressait pas plus que ça, je ne suis pas allée le voir. J’ai grandi, les autres volets sont sortis et étaient pour moi des films pour gars surexcités sans réelle cohérence cérébrale avec une bouteille de Desperados greffée à la main et un filet de bave sur le coin de la bouche. Oui, l’avis d’une jeune femme de 18 ans en quête d’identité intellectuelle est parfois très net. J’ai fini par en regarder un : Tokyo Drift. C’est encore pire que ce que je pensais, c’est relativement indigeste. Oui, j’ai regardé jusqu’à la fin, mais je me sens si coupable d’une telle bassesse que je me braque d’autant plus. Emballez c’est pesé, je ne remettrai jamais mon nez dans ce truc.

Et puis un jour on annonce la sortie de Fast and Furious 5 au cinéma. Mon chéri se dit intéressé. Je suis plus mature et plus ouverte à ce qu’on appelle dans le monde artistique “la culture de masse”, mais quand même j’ai des limites : je ne comprends pas son enthousiasme. Il essaie de me convaincre et finalement arrache mon accord pour regarder les 4 premiers opus ensemble. Quelques heures plus tard : Houston, on a un problème, j’ai chopé le virus FF, je ne saurais pas réellement vous dire pourquoi ni comment. Et pourtant, mon cerveau répond toujours, je n’aime pas plus la Despé qu’avant et aucun filet de bave à l’horizon. Nous voilà dans de beaux draps …

Nous sommes allés voir le 5, puis le 6. J’ai adoré ce dernier opus et la scène du générique avec Jason Statham m’a fait trépigner d’impatience pour la suite. Et quand quelques mois plus tard j’ai appris que Paul Walker venait de trouver la mort dans une voiture lancée à toute vitesse (ironie de la vie bonjour), j’ai eu un gros pincement au cœur. J’avais d’autant plus hâte de découvrir Fast and Furious 7 qui avait donc deux buts : poursuivre la série et rendre hommage à un “frère” disparu.

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Nous avons tant bien que mal résisté une semaine pour aller voir le dernier film, sorti le 1er avril, afin d’éviter la cohue attendue et bel et bien là. Car quoi qu’on en dise les films marchent et ma génération a en partie grandit avec, les critiques sont loin d’être mauvaises (parfois même dithyrambiques) et le décès de Paul Walker pendant le tournage a ajouté une aura particulière au 7ème opus de la série. Je pense que je vais étonner mais j’ai moins aimé ce film que les deux derniers. C’est toujours aussi impressionnant, les scènes d’actions sont superbes, l’histoire est toujours là et ça reste un film très agréable à regarder. Mais j’ai trouvé que le film se perdait un peu dans la tentative, certes louable et indispensable, de rendre hommage à Paul Walker tout le long. Les clins d’œil à l’esprit des premiers films (nouveau réalisateur oblige) sont trop gros, l’humour est moins percutant et la trame principale a du coup un peu perdu en profondeur. Mais j’imagine aussi le mal fou qu’ont dû avoir les membres de l’équipe pour non seulement faire face au décès de l’un des leurs mais en plus rattraper un scénario à moitié mis sur “pellicule” afin d’obtenir un film cohérent tout en gardant le disparu à l’image. Sincèrement, ils s’en sortent très bien malgré tout et j’attends la suite avec impatience.

Vous l’aurez compris, j’aime Fast and Furious et non, je n’en ai pas honte. Je remercie même mon chéri de m’avoir à un moment forcé la main. Fast and Furious est une franchise qui n’a jamais eu la prétention d’être intellectuellement recherchée. Plutôt que d’en faire un complexe d’infériorité et d’essayer de s’en sortir tant bien que mal, les producteurs, scénaristes et réalisateurs ont pris le contre-pied : tant qu’à faire, allons-y à fond. Grosses voitures multicolores, hyper chromées et super puissantes : CHECK ! Scénario sans fioriture : CHECK ! Humour gras et décalé : CHECK ! Discours exacerbé sur l’esprit de famille, cascades invraisemblables, “folklore” de filles quasiment à poil pendant les courses et bastons “je me prends des coups de bonbonne de gaz dans la tronche et je m’en sors sans même une ride” : CHECK ! Mélangez tout ça avec un peu d’huile de moteur et de liquide de frein, vous obtenez un succès international, des millions de dollars de recettes, 7 films qui tiennent la route et d’autres à venir. Parce que contre toute attente, ça marche. Parce qu’on en prend plein les yeux, parce que l’histoire est attachante et à rebondissements, parce qu’en ce moment on a besoin de voir la tendresse des liens d’une famille au sens large, parce que quand Vin Diesel et Dwayne Johnson sourient on a envie de leur faire un bisou (si si, je vous jure !).

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Quant à la question que vous vous posez tous (ayez la gentillesse de ne pas me contredire s’il vous plaît) : ai-je pleuré à la fin du film ? Oui. J’ai essayé de faire en sorte que ça ne se voit pas trop, mais oui. La dernière scène est un magnifique hommage, un pont entre famille de fiction et famille réelle dont on ne distingue pas les frontières. Et c’est certainement la seule chose sur laquelle Fast and Furious n’exagère pas.

Et vous, que pensez-vous de Fast and Furious ?