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10 choses que j’aime à l’arrivée de l’hiver

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Je vous retrouve aujourd’hui pour un article certes pas très original mais que j’ai eu envie de faire cette année : vous parler de ce que j’aime lorsque l’hiver arrive à petits pas, ou à grandes enjambées si on prend en considération les -4°C que l’on a depuis une semaine tous les matins en partant au travail !
L’hiver n’est pas ma saison préférée, pour la simple et bonne raison que je n’en ai pas. Je me sens bien toute l’année et chaque période m’apporte son petit lot de choses que j’aime faire, voir, entendre ou sentir. Je dois quand même avouer que l’arrivée de l’hiver coïncidant avec les fêtes de fin d’année, j’aime particulièrement le mois de décembre. Je vous invite à découvrir 10 petites choses qui me font du bien à cette période de l’année !

Le feu dans le poêle

J’ai la chance de vivre dans une maison équipée d’un poêle à bois en chauffage principal. Même si ce système peut paraître contraignant puisque chaque année il faut faire rentrer quelques stères de bois et qu’il faut tous les soirs en remonter dans le salon, je peux vous assurer qu’une fois le feu allumé, toutes ces petites contraintes s’effacent pour laisser place à un plaisir incroyable. Je fais partie de ces personnes hypnotisées par le feu. Je suis capable de rester 15 minutes devant la porte du poêle pour regarder la danse des flammes sur les buches. J’adore aussi lorsque le bois crépite ou lorsque la lumière des flammes se retrouve sur les murs ou le plafond. Et pour avoir dans ma vie eu plusieurs types de chauffage, rien n’est plus agréable que la chaleur issue d’un chauffage au bois. Je ne regrette pas notre choix et j’attends à chaque début d’hiver le moment du premier feu ! Et quelle odeur incroyable !

L’odeur du froid

Je ne sais pas si c’est votre cas mais j’ai toujours trouvé que le froid donnait une odeur particulière à l’air extérieur. Tout comme l’été apporte des senteurs estivales, je retrouve dans l’air de l’hiver une « odeur de frais », surtout dans ma région assez froide puisque je vis en Savoie. J’aime particulièrement l’air du matin, quand le gel est toujours présent et que les températures sont négatives. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de voir la neige mais quand elle tombe c’est encore meilleur.

Les thés de l’hiver

Je suis une grande amatrice de thés. Au petit déjeuner, pour un moment cocooning ou tout simplement dans la journée, je dois boire en moyenne 1L de thé par jour. Je varie les parfums en fonction de la saison puisque je suis plus thés parfumés que thés natures. En hiver, je me tourne vers des saveurs plus cocooning, des thés de Noël comme celui de La Compagnie Coloniale ou Noël à Rennes de Tea&Ty par exemple. Ce sont des thés que je n’apprécie pas autant en été et que je consomme avec grand plaisir lorsque l’hiver pointe le bout de son nez.

L’ambiance cocooning

En hiver les jours sont plus courts, il fait froid, pas forcément très beau et j’ai souvent la flemme de sortir. Je me mets donc en mode « cocon » chez moi. Grosses chaussettes, vêtements confortables, canapé, plaid, thé (encore lui!), film/livre/console/tablette, chéri, chats et de temps en temps 1h30 de soins pour le visage et le corps. C’est pas sexy pour un sou mais il n’y a rien de plus efficace que ces moments pour se ressourcer. Je suis de celles qui n’éprouvent pas le besoin d’avoir des journées bien remplies pour en profiter. Je sors, je vois des amis, visite des salons, des monuments, des expositions, mais je passe la majeure partie de mes weekends en mode cocooning parce que c’est ce dont j’ai besoin pour me relaxer.

Les décorations et illuminations de Noël

Avec l’arrivée de l’hiver les villes et maisons se parent de belles illuminations, décorations et vitrines pour les fêtes de fin d’année. J’adore me promener le soir en ville pour profiter de cette ambiance avec les marchés de Noël même si chez moi ils ne sont pas si beaux ou typiques qu’en Alsace. A la maison, Noël commence le 1er décembre. Je fais mon sapin immédiatement, on installe les guirlandes lumineuses aux fenêtres, la couronne sur la porte. Cette année on a même ajouté un panneau festif sur la clôture et mon chéri a fabriqué des sucres d’orge à accrocher sur le portail et la porte d’entrée. On retrouve alors à l’extérieur comme à la maison une ambiance particulière que j’adore à cette période de l’année.

Les écharpes

Pour prolonger le cocooning de la maison, je ne sors jamais sans écharpe en hiver. Accessoirement, ça permet de ne pas prendre froid ce qui n’est pas négligeable non plus. J’ai sans arrêt autour du coup une énorme écharpe toute douce pour pouvoir y glisser le nez lorsque le vent décide d’être de la partie. Je compte d’ailleurs m’en procurer de nouvelles cet hiver pour varier les couleurs et les matières. Pour moi, un hiver sans écharpe est impossible.

La nature

J’adore observer la nature le matin. Lorsque tout est gelé j’aime m’habiller chaudement et sortir regarder les effets du givre sur les feuilles des arbres ou la pelouse, ou tout simplement admirer les paysages bien au chaud chez moi derrière une fenêtre. Mais s’il y a une chose que j’aime plus que tout c’est la neige. Quand elle tombe, quand elle a recouvert le sol et les toits des maisons ainsi que le silence qu’elle laisse à l’extérieur. Même en Savoie, beaucoup de personnes disent que la neige c’est bien mais en station seulement. Moi je suis de celles et ceux pour qui elle peut tomber à tout moment et partout, tant que je dispose d’une fenêtre pour l’observer. Même si, j’en conviens, c’est toujours mieux quand je suis tranquillement chez moi et que je n’ai pas à sortir !

Les gens

A cette période de l’année je trouve que les gens que je croise dans la rue sont plus joviaux. La période des fêtes aidant certainement, il règne une chaleur dans les échanges que j’apprécie beaucoup, surtout en ces temps un peu difficiles où il est plus facile de fermer la porte que de laisser un sourire illuminer le quotidien. Dans les magasins, en se promenant en ville et en campagne ou même entre voisins qui s’ignoreraient le reste du temps, tout me semble plus simple pour échanger quelques mots, souhaiter de bonnes fêtes ou des vœux pour la nouvelle année. On parcourt parfois des kilomètres pour retrouver sa famille à Noël ou revoir des amis pour le réveillon du 31, on veille à apaiser les tensions lorsque c’est possible. Je trouve que tout ceci redonne du baume au cœur à beaucoup de personnes et ça me fait du bien.

Les repas réconfortants

Outre les fameux repas de Noël et du réveillon du 31, l’arrivée de l’hiver apporte également son lot de repas bien réconfortants que l’on avait mis de côté pendant les beaux jours. Même si chez moi la raclette c’est 9 mois dans l’année, je dois avouer que tartiflettes, fondues, bœufs bourguignons et gratins ne reviennent dans ma cuisine qu’à l’arrivée des grands froids. Partagés avec la famille et les amis ou tout simplement avec mon chéri, ce sont toujours de bon repas qui font du bien. On prend son verre de vin, on s’assoit confortablement et surtout on ne pense pas à la balance. On profite à fond du moment et du plat qui se trouve devant nous. Ce n’est pas tous les jours alors on aurait tort de se priver !

Les bilans

Qui dit « hiver » dit « fin d’année » et forcément « bilans ». Je ne prends plus de bonnes résolutions en début d’année. Tout le monde sait comment ça fonctionne : on ne les tient que quelques jours ou semaines, certaines quelques mois. Mais à un moment on finit toujours par lâcher prise. A la fin de l’année lorsque l’on reprend sa petite liste pour faire le point, tout ce qu’il nous reste c’est du négatif parce qu’on ne peut cocher aucune case et on ne finit par voir que ce que l’on n’a pas réussi. Avouez qu’il y a bien mieux pour terminer l’année. Ce que je fais plutôt, c’est la liste de tout ce que j’ai réussi cette année et de tous les événements qui ont été importants et positifs pour moi. En 2016, nous avons adopté un nouveau chaton, j’ai revu ma famille, j’ai découvert de nouveaux lieux, fait la connaissance de nouvelles personnes, acheté de supers fauteuils pour la maison, eu une récolte incroyable de tomates et de courges, remis le blog sur pieds et pris un grand plaisir à rédiger mes articles. J’ai également vu énormément de films et ai retrouvé goût à la lecture avec de beaux coups de cœur. Des choses simples qui m’ont données le sourire toute l’année. On dit parfois qu’il est compliqué de « penser positif ». Ma vie n’est pas idyllique, j’ai eu mon lot de mauvaises périodes, d’événements tristes et de journées où rien ne va, la vie c’est pas un téléfilm de Noël avec les clochettes en fond sonore. Mais à la fin de l’année je choisis ce que je veux garder et à ce moment là je ne prends que ce qui m’a apporté de bonnes choses. Je garde alors le sourire et ça me donne un bon élan pour le début de l’année suivante. En 2016, rien de révolutionnaire, que des petits bonheurs qui me suffisent amplement. Alors, 2017, que me prépares-tu à ton tour ?

Crédit photo : Toa Heftiba via Unsplash

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Mais sinon, on peut s’aimer quand même ?

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A l’origine, je pensais écrire sur la liberté de parole qu’offre Internet et la manière dont certains l’utilisent pour blesser sans raison apparente. Mais depuis quelques semaines, c’est un autre phénomène que j’observe et que me rend tantôt dingue tantôt désespérée : cette haine sans limite qui contamine les réseaux sociaux et les médias, celle qui gronde en attendant de libérer tôt ou tard sa fièvre au grand jour.

Il y a un an, suite aux attentats de Paris et Saint Denis, j’avais écrit sur cette amie, profondément choquée et en colère comme nous tous, qui, elle, expulsait ses sentiments à travers des mots ignobles face auxquels je n’ai pas pu rester silencieuse. Je parlais de ce beau pays qu’est la France, que je voyais progressivement se couper en deux. Cela fait déjà quelques années que je vois cette méfiance devenue haine se propager autant sur les réseaux sociaux que de vive voix, je n’ai jamais été aveugle sur le sujet, contrairement à beaucoup de nos politiques, et je me suis engagée depuis des années maintenant à la combattre avec mes propres moyens. Mais au delà de toutes les horreurs et les douleurs qu’engendrent le racisme et l’intolérance, je vois émerger depuis quelques temps sur les réseaux sociaux un autre sentiment qui me fait froid dans le dos. Il ne s’agit plus seulement de haïr de manière idiote pour une religion, une origine, une apparence. Il s’agit de haïr l’autre, tout simplement, aveuglément.

Le haïr parce qu’il achète bio, le haïr parce qu’il vote (ou pas d’ailleurs !) à gauche, le haïr parce qu’il vit à Paris, le haïr parce qu’il voyage, le haïr parce qu’il a fait des études, le haïr parce qu’il est féministe, le haïr parce qu’il est patron, vegan ou je ne sais quoi encore… Quand avons nous suffisamment dévié pour détester quelqu’un et l’insulter sur la simple base d’une pensée, d’une conviction ou d’un mode de vie assumé qui ne prive personne de sa propre liberté ?

Il y a quelques années le terme « bobo » par exemple, était utilisé pour catégoriser une personne aisée, vivant dans une grande ville, engagée dans un mode de consommation bio/local/raisonnable, adepte d’une culture que l’on peut juger intellectuelle, prête à dépenser des sommes astronomiques dans la dernière épicerie fine à la mode, etc … J’avais déjà un peu de mal avec cet enfermement dans une case définie, mais passons, puisqu’il ne s’agissait que d’une petite moquerie sans grande incidence. Aujourd’hui, « bobo » est devenu une insulte, désignant une classe à elle toute seule sur laquelle on vomit une haine sans précédent, surtout lorsque le mot et suivi de « gauchiste ». A en lire certains commentaires sur des articles de presse, des messages sur Facebook ou des tweets, le bobo, responsable de tous les maux de la France d’aujourd’hui, ne mériterait rien d’autre qu’être traîné dans la poussière, rué de coup avant d’être mis à mort. J’ai pu lire tellement de haine sur le sujet, cela me fait froid dans le dos, surtout lorsque cette haine est reprise dans les discours politiques qui attisent la flamme (sans mauvais jeu de mot …) et contribuent à diffuser cette pensée qui fissure chaque jour encore plus notre société.

« Bobo » n’est qu’une illustration de ce phénomène qui a d’ailleurs eu une forte montée en puissance la semaine dernière à l’issue des élections aux USA. Au milieu de la confusion et de l’inquiétude que je comprends tout à fait puisque je la partage, si j’avais compté le nombre de messages dont le résumé pourrait être « Houra, les bobos prenez garde le peuple arrive et va vous butter », je pense qu’on ne serait pas loin du nombre de cigarettes que j’ai fumées ces 10 dernières années (et croyez moi, c’est pas joli ….).

Au delà de cette situation qui me préoccupe énormément, au delà de l’élection présidentielle française qui se profile et qui me donne la nausée, coincée entre une classe politique aveugle, déconnectée voire corrompue depuis des années et une autre qui semble presque avoir une guillotine à la place de la main droite tant elle surfe sur cette haine contagieuse, je me demande si nous sommes encore capables de tolérer l’autre, ou si nous ne sommes bons qu’à nous détruire.

Je sais que sur les réseaux sociaux on trouve tout et n’importe quoi, et que des petits malins s’amusent à « troller » les sujets important pour une raison que j’ai encore du mal à cerner. Mais je ne suis pas stupide et je ne suis pas candide non plus. Je sais que beaucoup de cette haine et de ces insultes sont pensées et partagées.

Chaque personne que je côtoie au quotidien a son propre avis, ses propres convictions. Je suis d’une famille traditionnellement à gauche, et je suis en désaccord sur beaucoup de sujet avec elle. J’ai dans mon entourage des personnes dont le discours est teinté de racisme ou d’homophobie, quand bien même leurs bulletins électoraux vont au PS. J’ai des amis qui sont anti féministes et que je ne me prive pas de reprendre à chaque fois que le sujet vient sur le tapis. J’en ai d’autres qui en sont les purs antagoniste. Certains qui votent FN, d’autres qui sont de l’autre côté à gauche et qui construisent leur pensée politique avec un regard indépendant. J’ai des proches qui sont patrons, d’autres au chômage, médecins, ouvriers, enseignants, ou encore commerciaux. D’opinions politiques différentes, ils croient en Dieu ou non, ils font attention à l’environnement si cela les intéresse, ils fument comme moi ou pas, les couples sont hétéros ou homos. Moi-même je me définirais grosses mailles comme centriste indépendante féministe exerçant un métier en vogue, habitant une maison à la campagne, faisant très attention à ses déchets, achetant en bio/local/raisonnable autant que son budget le lui permet (du coup je suis bobo ou pas ? Je peux garder ma tête ?). Moi-même, je suis aussi « bien-pensante » selon certains.

Et pourtant, nous nous voyons tous avec plaisir, nous sortons au restaurant ensemble, nous partageons un verre de vin ou un Coca. Nous nous racontons nos vies, nos problèmes et nous parlons de nos divergences d’opinion, de nos modes différents. Nous apprenons, nous réorientons nos pensées ou nous restons sur nos positions. Nous vivons ensemble et je n’a jamais vu de dédain où que ce soit, ce qui me donne encore de l’espoir.

Je ne comprends pas cette haine. Je ne conçois pas qu’elle puisse reposer sur des éléments aussi dénués d’incidence sur notre mode actuel. Je croyais que la force de mon pays était justement de pouvoir vivre ensemble malgré nos différences et lorsque je regarde mes proches je vois que ce rêve existe toujours. Mais je ne peux pas occulter ces messages que je vois passer depuis des mois. Je n’ignore pas la souffrance de beaucoup, loin de là, et je ne fais pas partie de ceux qui portent un regard hautain sur les autres en disant « quand on veut on peut » comme si le responsable de la souffrance était toujours celui qui la subit. Mais à quel moment peut-on penser que haïr son voisin est une solution ? Quand avons-nous commencé à haïr sur la base d’une image faussée que l’on se fait de l’autre ? Est-ce qu’on ne pourrait pas se focaliser sur les vrais problèmes plutôt que de se placer derrière des écrans de fumée ? Est-ce que l’on pourrait continuer à s’aimer quand même ?

Crédit photo : Jamie Street via Unsplash

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Les mots ont-ils encore un sens ?

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Il y a quelques semaines je me promenais dans Chambéry et au milieu de la place des Halles j’ai entendu deux lycéennes.

– Hey connasse, n’oublie pas de m’envoyer un message ce soir !

– Ok pétasse compte sur moi, bisous !

– Bisous connasse !

Oui, « bisous connasse » …

Je suis restée choquée par cet échange entre ces deux jeunes femmes qui semblaient être amies. J’ai entendu par la suite que de plus en plus de personnes utilisaient des insultes pour s’appeler entre elles. Je n’ai pas plus compris. Les mots n’ont-ils plus de sens ?

 

Nous vivons dans un monde de plus en plus tendu, qu’il s’agisse des relations diplomatiques ou à plus petite échelle des règlements de comptes que l’on peut voir sur les réseaux sociaux où des personnes qui ne se connaissent pas arrivent à s’écharper via commentaires envoyés à grands coups de majuscules et ponctuation absente. Et je ne parle même pas des élections en cours. Alors quel est l’intérêt d’ajouter à la violence ambiante en utilisant des mots qui n’ont jamais eu d’autre but que de blesser ? Pourquoi appliquer à un lien affectif une insulte qui dénature tout ?

De plus, en tant que femmes nous nous sommes battues, nous nous battons encore et malheureusement les prochaines se battront aussi pour que les droits, la dignité et l’égalité qui nous sont dus soient établis et perdurent. Aujourd’hui, un homme qui insulte une femme dans la rue est enfin passible de poursuites. La prise de conscience sur le harcèlement verbal a fait du chemin, et il était grand temps que cela arrive. Alors au moment où nous marquons une belle victoire, si les femmes s’y mettent entre elles va-t-on réussir à s’en sortir un jour ? Ces deux jeunes filles ne pensaient certainement pas à mal en s’appelant ainsi, elles n’ont pas réalisé que par leurs « insultes affectives » elles détruisaient, en plus de la langue française, l’une des grandes avancées de ces dernières années. Elles ne faisaient que reproduire une mode comme j’ai pu le faire avant elles. Mais il y a 10 ans les modes n’avaient pas la même couleur. Ou alors elles se sont fracassées sur les montagnes savoyardes et ne sont jamais arrivées jusqu’à moi !

Un mot a un sens, une portée, un impact, et ce n’est pas parce qu’il est dit avec le sourire qu’il en change. C’est pour cela que l’on apprend à parler, à savoir les dire quand il le faut et comme il le faut. C’est pour cela que l’on sait qu’il est possible d’attendrir, d’expliquer, de partager ou de blesser avec. C’est aussi pour cela qu’on a parfois tant de mal à les prononcer.

 

Dans ce monde hyper connecté nul besoin d’avoir avec soit un dictionnaire de plusieurs kilos pour connaître la signification d’un mot, il suffit d’un clic. Alors allons-y.

Connasse : vulg. Femme très sotte. (source : Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)

Pétasse : vulg. Prostituée débutante ou occasionnelle, femme facile. (source : Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales)

Tarlouze (ça c’est de l’actu) : Ce mot a été formé à partir du québécois tarla, lui même dérivé du mot tarlais, et qui désigne une personne niaise ; il a ensuite fait référence, de façon impropre et par injure, aux homosexuels ainsi qu’aux hommes jugés « faibles ». (source : Wiktionnaire puisque ce n’est apparemment pas dans le dico …)

 

J’ai beau chercher, je ne vois aucune trace d’une quelconque marque d’affection dans ces définitions. Alors non, à vous que j’ai croisées il y a quelques semaines, à vous cher Karim Benzema, ce n’est pas amical, ce n’est pas générationnel. C’est juste idiot.

 

Crédit photo : FreeImages.com

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Tu me trouveras toujours face à toi, mon amie

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Encore une fois, je n’ai pas su quoi écrire, alors que des milliers de mots m’ont traversé l’esprit ce weekend. Que pourrais-je dire qui n’aurait pas déjà été dit ? Avais-je le droit de parler, moi, petite blogueuse provinciale qui ne vivait que de très loin toute cette horreur même si je me la prenais en pleine face et que les larmes n’ont jamais été très loin ?

J’avais en fait décidé de ne pas écrire. De laisser celles et ceux qui s’expriment mieux que moi écrire à ma place, parler de ce que nous avons tous vécu, appeler à l’amour, au partage et à l’unité. J’ai vu ces portes s’ouvrir alors que les bombes et les balles prenaient place dans les rues de Paris, j’ai vu ces témoignages et ces visages qui effacent toutes ces frontières que l’on essaie de fermer. J’ai vu que le peuple français refusait de tomber dans le piège vers lequel des malades ont essayé de l’envoyer, à grands coups de kalachnikov. Alors je me suis dit que j’allais laisser parler les autres, puisque la France restait belle. Et debout. Et que je me tiendrai, comme toujours à ses côtés.

Et puis il y a eu cette amie. La même que celle qui m’avait poussée à écrire suite aux attentats de janvier. Je connais ses opinions politiques, nous avons eu plusieurs fois l’occasion de parler de nos désaccords, et nous avons souvent eu cette fierté d’être amies malgré ces divergences. Mais rien n’aurait pu me préparer aux mots qui ont été prononcés, ces mots qui datent d’un autre temps si tant est qu’ilsaient été légitimes un jour, ces mots qui glacent le sang parce que dénués d’humanité alors que c’est justement l’humanité qui a créé les mots.

Et puis il y a eu cette amie. Qui a parlé. Qui a dit des horreurs en me regardant comme si j’étais folle de ne pas penser comme elle. Parce que j’étais complètement à côté de la plaque quand je m’opposais à ses paroles. Parce que je ne comprends pas.

Parce que MOI, je n’ai pas d’enfant, alors je ne peux pas comprendre.

Non je n’ai pas d’enfant, c’est vrai. Mais j’ai une famille. J’ai des amis. J’ai des voisins, une boulangère, un patron, des connaissances et des centaines d’autres personnes que je croise simplement tout au long de la journée, à qui je dis bonjour, ou pas d’ailleurs. Ils sont chrétiens, musulmans, juifs, agnostiques ou athées. Ils sont français ou pas, et sincèrement je m’en fous. Ils font la richesse de mon pays, et je tiens à eux.

Non je n’ai pas d’enfant, c’est vrai. Mais comme tout être humain j’ai un cerveau qui me sert à réfléchir, et un cœur qui accueille plus facilement l’amour que la haine. Et ce malgré tout ce qui peut se passer.

Et j’en suis désolée. Je suis désolée si cela te choque, mon amie, mais je ne changerai pas. Je ne cèderai pas à cette peur qui a transformé ton cœur de maman en temple sombre. Je ne cèderai pas devant tes mots si cruels qu’ils ne valent pas mieux que ceux des fous qui ont fait s’éteindre Paris vendredi soir. Et saches que s’il t’arrivait de les prononcer à nouveau, tu me trouveras encore sur ton chemin pour y répondre. Parce qu’aux côtés de la France, je me tiens debout. Et que toi et tous ceux, trop nombreux, qui partagent tes pensées, vous nous trouverez toujours face à vous.

C’est fou ce qu’une cigarette et un simple « ça va ? » peuvent déclencher. Ce matin nous étions amies. Toute à l’heure je ne savais plus si j’ai encore envie d’en griller une et de boire un verre avec toi. Et ça me fait mal, parce que je me rends compte qu’un jour ils arriveront peut-être à nous séparer, toi et moi qui étions si fières d’être ensemble malgré nos différences. Je me rends compte que non, tout ne va pas bien, et que mon pays semble se fissurer en silence. Qu’une partie d’entre nous a cédé, et qu’elle attend son heure, tapie dans l’ombre.

Tu me trouveras toujours face à toi, mon amie. Parce que je résisterai, même pour toi, qui as choisi de tomber dans la haine car cela t’a semblé plus facile.

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Ce qu’ils nous laissent

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Qu’ils soient innés ou dus au hasard de la vie, les rencontres, amitiés et liens familiaux se font et se défont au cours de notre existence. Nous grandissons à travers ces relations. Nous nous enrichissons grâce à ce qu’elles nous apportent de bon et de moins bon. Mais un jour, nous décidons de mettre fin à un lien toxique, quelqu’un choisit de quitter notre route ou un être cher nous est arraché.

Quand nous perdons un parent aimé, un ami ou une connaissance, nous avons souvent le regret de ne pas avoir assez profité des instants passés en sa compagnie, de ne pas avoir pris « tout ce que l’on pouvait prendre » tant qu’il était encore temps, en prévision du jour où nous ne pourrions plus le faire. Parfois, celui qui part ou que l’on décide de quitter ne nous laisse pas que du bon. Mais tous nous laissent quelque chose.

Nous nous souvenons de Louis XIV à travers Versailles, Vinci nous a légué La Joconde, Michael Jackson le moonwalk. Tout cet héritage s’est intégré dans notre culture commune. Mais j’ai également un patrimoine qui m’est propre, des brides de ce que d’autres m’ont laissé en partant. Un sentiment, une musique, une odeur, un souvenir.

Une musique

Mon papa était un grand fan de Genesis et de Phil Collins. Je me souviens d’après midi passés dans son bureau, moi en train de colorier ou de faire mes devoir sur une petite table pendant que lui corrigeait des copies au son de « In the Air tonight », « Land of confusion » ou encore « Jesus He Knows Me ». Batteur à ses heures perdues, il marquait le tempo en tapant ses stylos sur la table. Il avait aussi accroché aux murs des affiches des concerts du groupe. Il a été emporté il y a 15 ans par un cancer alors que je venais d’avoir 12 ans. L’image la plus marquante qu’il me reste de lui c’est celle d’un amoureux de la musique jouant à la batterie avec des stylo BIC à la lumière d’une lampe de bureau. Le jour où Phil Collins partira à son tour, on m’enlèvera certainement mon papa une nouvelle fois. Mais je préfère ne pas y penser, et redevenir cette petite fille à chaque fois que j’écoute du Genesis.

Une odeur

En fait, deux odeurs. Celles de ma mère. Je n’ai plus de contact avec elle depuis 5 ans, c’est moi qui l’ai décidé. Pour moi, pour mon bien, pour pouvoir vivre sans peur ou culpabilité.

La première (attention instant super glam’), c’est son odeur à elle. Je la sens parfois sur moi, et c’est à chaque fois un sentiment partagé entre le réconfort, la nostalgie d’une relation que j’aurais aimé avoir et la peur. Je ne lui ressemble pas beaucoup physiquement, mais savoir que j’ai parfois cette odeur me trouble beaucoup, comme un coup de canif dans le travail que je fais chaque jour sur moi pour me différencier. Mais je ne pourrai rien y changer, alors j’essaie d’apprivoiser, de m’y faire, de me dire qu’il fallait bien quand même que j’hérite de quelque chose, et si ça n’est que ça c’est un moindre mal.

La seconde odeur c’est celle de la cigarette.  L’un des rares moments de tendresse était un rituel qui a disparu peu à peu avec le temps (et au fur et à mesure que notre relation se dégradait). Chaque soir, après avoir fumé sa cigarette, ma mère venait nous embrasser pour nous souhaiter une bonne nuit. Un bisou qui sentait le tabac, mais j’aimais bien cette odeur, il y avait quelque chose de réconfortant, c’était un moment dont j’essayais de profiter à fond, comme tous les moments tendres que j’ai pu avoir avec elle. Aujourd’hui je pense que mon addiction à la cigarette peut venir de ce souvenir, de ces moments où quoi qu’il se soit passé dans la journée, elle venait m’embrasser, comme pour me dire « je t’aime quand même ».

Un rituel

Parfois les conflits familiaux font que des personnes que l’on aime le plus au monde s’éloignent. C’est ce qui s’est passé avec ma sœur : la prunelle de mes yeux, ma meilleure amie. Il y a bien entendu eu des disputes, des moments moins sympas, mais j’ai toujours eu une relation fusionnelle avec elle. Elle a une nature de cheveux très difficile mais magnifique : entre ondulés et crépus, secs, extrêmement volumineux. Comme elle les portait longs, elle venait tous les soirs dans ma chambre avant de se coucher. Elle m’apportait sa brosse, et je passais quelques minutes à lui démêler les cheveux, avant qu’elle n’aille dormir. Depuis que nous ne nous voyons plus, je me souviens de tous ces bons moments qu’on a passé ensemble, et plus particulièrement de ce rituel. Aujourd’hui, elle revient peu à peu vers moi, je la laisse prendre ses marques et décider de l’avenir de notre relation. Qui sait, un jour peut-être arrivera-t-elle de nouveau avec sa brosse à la main ?

souvenir1

Garder le souvenir de ce qui a existé est important. Bon ou mauvais, il nous rappelle ce sur quoi on se construit chaque jour, les erreurs à ne pas faire, les choses à dire avant de ne plus en avoir l’occasion.

Et vous, quels souvenirs vous a-t-on laissés ?

Crédits photo : Death to the Stock Photo

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27 ans

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La semaine dernière j’ai eu 27 ans. 27 ans, ce n’est pas encore 30 mais ce n’est déjà plus 25. Je n’ai généralement aucun soucis avec mes anniversaires, je ne suis pas focalisée sur l’âge, je n’ai pas entamé de course à la jeunesse. Je me dis qu’il ne me servira à rien de courir après le temps, il me rattrapera bien assez tôt. Mais quand même, 27 ans, ça m’a fait tout bizarre.

Autour de moi, des amis se marient, ont leurs premier enfant, d’autres encore décident de mettre leur carrière ou leur relation amoureuse entre parenthèses pour partir vadrouiller à l’étranger « tant qu’il est encore temps ». Du coup je me rend compte que je suis en plein dans le tournant crucial, et que même si rien n’est irréversible (sauf les enfants bien entendu) et qu’on peut changer de vie à tout moment, les choix que je fais aujourd’hui auront un fort impact pour l’avenir.

Je n’ai jamais été fan des boîtes de nuit, des ivresses du samedi soir ou des histoires d’une nuit. Je suis plutôt d’une nature tranquille, à préférer depuis mes 20 ans les soirées simples entre amis autour d’un bon repas et d’un bon vin, à passer mes week-ends chez moi en amoureux, avec mon chat sur le canapé. Certains diront que je n’ai alors pas profité de ma « jeunesse ». Je ne suis pas d’accord avec eux parce que j’ai au contraire su très tôt ce que je voulais et que je l’ai donc vécu comme j’en avais envie.

Mercredi dernier j’ai fait un petit point de là où en était ma vie et j’ai réalisé qu’en 7 ans beaucoup de choses avaient changé et que j’en étais très fière :

  • Je suis partie du domicile familial pour pouvoir enfin vivre
  • J’ai abandonné mes envies de cinéma pour me diriger vers l’informatique même si je ne m’interdis pas de changer de voie si un jour j’en ressens le besoin
  • J’ai terminé mes études et décroché un CDI dans la foulée
  • Je me suis fiancée
  • J’ai acheté une maison
  • Certains amis sont partis mais d’autres sont restés ou sont arrivés dans ma vie

Il y a 1 mois je me suis aussi inscrite pour le permis que j’espère décrocher cette année pour gagner une véritable indépendance.

Au final, je vois dans ces 27 ans une belle revanche sur la vie, beaucoup de choses accomplies et de beaux projets à venir. Ma vie est bien lancée et qu’elle me convient tout à fait, ce qui est plutôt rassurant me direz-vous ! J’aborde tout doucement la trentaine avec sérénité tout en ayant hâte de découvrir ce que me réserve l’avenir.

Samedi dernier nous avons fait une petite soirée pour cet anniversaire. J’étais avec mon amoureux, dans cette maison que nous avons achetée et rénovée de nos mains, entourée de très proches amis avec lesquels nous avons bien mangé et surtout bien ri. Je me suis sentie entourée, aimée et heureuse.

Si avoir 27 ans c’est se rendre compte de tout ce que l’on a déjà accompli et continuer à faire des projets pour les nombreuses années à venir, alors ce n’est au final pas si grave que ça. En fait, ce n’est que du bon.

Crédit photos : Death to the Stock Photo

Humeurs

Liebster Awards : à mon tour !

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Cet article n’était pas prévu, mais j’ai été taguée Liebster Awards par Tootwix, une blogueuse que j’ai découverte en début d’année et que j’aime beaucoup !! Je vous invite à lui rendre une petite visite !
Vous connaissez certainement le principe mais je vous le rappelle en quelques mots :

Je dois donner 11 faits sur moi

Je dois répondre aux 11 questions de Tootwix

Je dois nommer 11 autres blogs

 Allez hop on commence !

11 faits sur moi
  1. Je préfère le salé au sucré
  2. Je n’aurais pas du porter mon prénom. Mon père a du intervertir mes deux premiers prénoms car « Yasmine » ne faisait pas assez français aux yeux du mec de l’état civil …
  3. Je n’ai pas encore le permis (mais j’y travaille !)
  4. Ma citation préférée est « Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour montrer l’exemple. » de Jacques Prévert (je crois)
  5. Je rêve d’écrire un livre
  6. Ma sœur me manque (mon frère aussi mais il me suffit de prendre un train pour le voir)
  7. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire
  8. Quand j’étais ado je rêvais d’aller vivre à Paris. Aujourd’hui il m’arrive d’avoir des périodes pendant lesquelles ça revient, mais ça repart aussitôt, rien ne pourrait m’arracher à ma Savoie. Bon maintenant je vis en Isère, mais à 20m de la frontière savoyarde donc on va pas chipoter.
  9. Je ne suis pas sûre de faire le même boulot toute ma vie
  10. Ça va faire 7 ans que je suis avec mon chéri et je l’aime toujours autant. J’adore quand on rigole ensemble et je lui dois beaucoup.
  11. Si on ne me laissait plus qu’un plat à manger jusqu’à la fin de ma vie, j’hésiterais entre la tartiflette et les sushis. Mais je prendrais la tartiflette. Faut pas déconner.
 11 réponses

Pourquoi avoir créé un blog ?

Parce que je parle beaucoup et que j’ai voulu épargner les oreilles de mon chéri ! Plus sérieusement, j’éprouve le besoin d’exprimer ce que je pense, ce que je ressens, ce que j’ai aimé ou pas, bref tout ce qui peut être sujet à discussion et à partage. Et j’adore écrire. J’ai eu mon premier blog à 16 ans sur la célèbre plateforme Skyblog. Ensuite j’ai eu un blog de bentos que j’ai laissé tomber parce que photographier mes repas chaque jour ne m’intéressait plus. J’ai par contre toujours adoré visiter les blogs des autres, suivre leurs publications et en découvrir de nouveaux (merci Hellocoton !!). Et il y a un an, j’ai eu envie de créer un nouvel espace rien qu’à moi pour parler de tout et de rien. Je ne suis pas très régulière mais je commence à changer mon organisation. Et quand j’aurai un bel ordinateur je me lancerai à fond dans le développement du blog !!

Quel est ton dessert favoris ?

Comme je l’ai dit dans les 11 choses sur moi je suis plus salé que sucré. Mais j’adore le crumble aux pommes ! Le chocolat ça va mais à petites doses.

Quel est le livre que tu as détesté ?

La métamorphose de Kafka. En fait, c’est pas que je l’ai détesté : on était en 4ème, il fallait lire un livre parmi une liste que nous avait donnée notre prof. J’ai voulu faire ma grosse intello, j’ai pris celui là, j’ai rien compris (forcément à 13 ans …) donc la lecture a été soporifique et difficile. Ma prof m’a ensuite conseillé de le relire une fois adulte, mais je n’en ai jamais eu le courage. A part ça, je n’ai jamais eu aucun soucis avec un livre !

Comment te vois-tu dans 20 ans ?

Toujours avec mon chéri, entourée d’une famille aimante, avec un boulot que j’aime et surtout avec encore plein de projets en tête !

Qu’est-ce que tu regardes en premier sur un blog ?

Je lis l’article qui m’a fait arriver sur le blog en question (je passe 99% du temps par Hellocoton). S’il me plaît je regarde ensuite les autres articles et je m’abonne au blog quand j’ai un coup de coeur. Bien entendu il faut que le design soit agréable. Il m’est arrivé plusieurs fois de tomber sur un blog aux couleurs criardes et textes de toutes les couleurs (ou polices) et ça je peux pas. Je ne suis pas une puriste, mais quand les yeux ne savent plus où se poser d’une ligne à l’autre pour moi c’est pas possible …

Quel est le top 3 de ta wish-list du moment ?

  • 1 Imac (pour que mon chéri puisse recommencer à jouer et pour que je puisse installer WordPress pour donner un coup de jeune et de personnalisation à mon blog)
  • Terminer les travaux de la maison pour commencer à dessiner les plans du second étage et pour se reposer (et pouvoir passer des week-ends tranquilles sans culpabiliser parce qu’un mur n’a pas encore sa couche de peinture)
  • Quelques jours à Londres, Venise ou Rome avec mon chéri, rien qu’en amoureux

Plutôt Instagram ou Twitter ?

Je me suis inscrite sur Twitter il y a quelques mois et j’adore ! Je n’ai pas de compte Instagram mais je pense m’y mettre rapidement même si je ne suis pas sûre de pouvoir y mettre des choses intéressante !

Quel est ton meilleur souvenir d’anniversaire ?

La journée n’est pas terminée 😉 Mais je dirais l’anniversaire surprise que mon chéri m’a organisé il y a quelques années avec mon frère et mes meilleurs amis. C’était génial, je m’en souviens comme si c’était hier !

Quelle est ta chanson favorite ?

Fiou, je ne crois pas avoir de chanson favorite en fait … D’une manière générale j’écoute tous les styles de musique : pop, rock, électro, jazz, rap, RnB, chanson française,etc. A par le reggea que j’ai en horreur tout passe ! Mais si je devais faire une sélection on y trouverait certainement des chansons qui m’ont marquée pour une raison ou pour une autre :

  • In the Air Tonight, Phil Collins (et d’une manière général tout ce qu’il a fait avec Genesis, j’en parlerai d’ailleurs dans un prochain article)
  • On ne Change pas, Céline Dion (oui je sais c’est mal)
  • Jacques a dit, Christophe Willem
  • Your song, Elton John
  • et Michael Jackson (en all inclusive :-D)

Quel est ton surnom ?

Ju ou Juju dans la vraie vie, Nala sur le net (mais celui-là c’est moi qui l’ai choisi donc ça ne compte pas je pense)

Quel a été le meilleur moment de la journée ?

Aujourd’hui a été une journée particulière ! Elle n’est pas terminée et je ne sais pas ce qu’elle me réserve encore. Mais ce matin j’ai pu échanger quelques messages avec ma meilleure amie partie pour l’Australie depuis presque 1 an. Je ne sais pas si elle se rend compte à quel point elle me manque mais je sais qu’elle est heureuse là bas. Elle a pris le temps de papoter un peu avec moi ce matin, pile poil pour être la première à me souhaiter un joyeux anniversaire malgré le décalage horaire, c’était un beau cadeau.

Il y a aussi ma voisine qui est actuellement en vacances et qui m’a envoyé un petit sms. Elle n’est pas sur les réseaux sociaux, ce qui veut dire que l’année dernière, alors qu’on ne se connaissait que depuis 1 mois, elle a pris le soin de noter quelque part la date de mon anniversaire. Ça m’a beaucoup touchée.

11 nominations

Et là ça se corse ! J’ai toujours peur d’embêter les gens avec ça. Je vais nommer 8 blogueuses mais je veux qu’elles sachent qu’elles ne doivent pas se sentir obligées de répondre ! Je vous ai sélectionnées parce que j’aime beaucoup vos blogs et parce qu’il ne me semble pas que vous ayez dû répondre au tag Liebster Awards ces derniers mois (j’ai essayé de vérifier à chaque fois).

  1. La Cigale ou la Fourmi
  2. Geekassiet
  3. Mamzeldree
  4. Mon billet poudré
  5. Smells Like Rock
  6. Fuite en avant
  7. Recettes pour mon bento
  8. Nat Arocas

Que préfères-tu dans la blogo ?

Quel est ton film préféré ?

Thé ou café ?

Si tu pouvais partir tout de suite visiter un pays, où irais-tu ?

Quel est ton dernier coup de cœur ?

Quels sont les 3 blogs que tu aimes le plus ?

Un métier que tu aurais aimé faire ?

Quelle est ta devise ?

Qu’aimes-tu faire le dimanche ?

La personne que tu admires ?

Ton souhait pour 2015 ?

Humeurs

Du jugement de l’assiette

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Ces derniers mois on voit fleurir sur la blogo pas mal d’articles à propos de l’alimentation. Sans gluten, végétarien, végétalien, healthy, bio, etc … Je lis beaucoup ces articles. Pas que je sois en train de mettre en place un de ces régimes pour moi-même, mais l’alimentation en général m’intéresse. Chaque blogueuse a ses arguments et dans la plupart des cas ils ne me choquent absolument pas. Sauf qu’il y a quand même une chose qui me dérange énormément, c’est le jugement qui est fait. Certains articles sont parfois assez virulents, mais ça n’est rien par rapport à certains commentaires que j’ai pu lire… Petite revue des deux points !

La blogueuse en mission

Une blogueuse qui présente son régime sans gluten/végétarien/végétalien va très souvent expliquer pourquoi elle a choisi cette alimentation. Dans la plupart des cas les raisons sont très bien expliquées et détaillées, et beaucoup rappellent qu’il s’agit de leur choix et qu’elle n’ont pas vocation à convertir le monde entier car chacun est libre. Personnellement je ne comprenais pas au début pourquoi elles se sentaient obligées de faire ce petit rappel. Et puis j’ai commencé à lire les commentaires de ces articles et j’ai vite compris … Mais on y reviendra un peu plus loin. Je respecte énormément ces personnes qui par engagement décident de sortir des sentiers battus et de vivre selon un mode qui leur semble plus éthique.

Mais sur certains blogs (je ne ciblerai personne car ça n’est pas le but de cet article) je me suis sentie jugée. Il y a une différence entre dire « J’ai choisi de ne plus manger de viande parce que je ne peux pas admettre que pour remplir mon assiette un animal soit maltraité et tué » et « Je ne mange plus de viande parce que contrairement à tous ceux qui se foutent royalement du sort des animaux MOI j’ai un cœur ». La dernière phrase n’est pas exactement celle qui était écrite mais l’idée est là, sans en rajouter … Alors si je me sens jugée, c’est peut-être parce que oui effectivement, je sais comment la viande que l’on trouve dans nos supermarchés est produite, et j’en mange quand même. Mais de là à faire de moi une personne sans cœur et sans conscience ou intérêt pour la cause animale, je trouve ça un peu violent, et surtout faux, même si c’est difficile à comprendre pour celles et ceux qui ont décidé de ne plus manger de denrées ayant nécessité de près ou de loin l’exploitation d’animaux.

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Vient ensuite le cas du sans gluten. Encore une fois la plupart des sites expliquent leur choix, parfois guidé par des diagnostics médicaux (par là je veux parler de vrais diagnostics établis par des médecins) et parfois non. Là aussi, chacun est libre de manger comme il l’entend et comme il se sent le mieux et je n’ai aucun jugement à apporter sur ce régime.

Mais il y a aussi certains articles dans lesquels la blogueuse explique en long en large et en travers pourquoi le gluten c’est mauvais, pourquoi il faut absolument ne plus en consommer et « démerden Sie sich » avec ton cancer si tu continues à en manger. Donc non contente d’être une abominable personne dépourvue de cœur pour les animaux, me voilà une personne cracra qui ne prend pas soin de son corps et entretien son cancer.

Rhabillée pour l’hiver, il ne me reste plus qu’à pleurer sur mon steak-pâtes à la crème de ma gamelle du midi !

Comme je l’ai dit plus haut, ces blogueuses en mission sont loin d’être légion sur la blogo. Dans la majorité des cas les personnes ayant décidé pour une raison ou une autre d’adopter ces régimes donnent leurs arguments (ou pas, après tout c’est leur vie et elles ne devraient pas avoir à se justifier si elles ne le veulent pas) et n’émettent aucun jugement sur ceux qui ne partageraient pas leur point de vue ou leur engagement. A ces personnes je voudrais dire « merci » parce que j’ai appris énormément de choses en lisant vos articles et encore une fois je respecte énormément votre courage pour avoir choisi de tout changer pour un engagement ou pour vous sentir mieux dans votre corps.

Les commentaires du messie indigné

Je lisais la dernière fois l’article d’une blogueuse qui parlait des différentes remarques qu’elle recevait de son entourage plus ou moins proche lorsqu’elle annonçait qu’elle était devenue végétalienne. Si certaines d’entre elles relèvent d’un manque de tact ou de connaissances sur le sujet (« Mais même le poisson ?? », « Mais tu vas avoir plein de carences ! » ou « Encore une écolo bobo … ») d’autres sont carrément de l’ordre de l’irrespect, voire de l’insulte. Et on les retrouve parfois dans les commentaires déposés par les lecteurs de ces blogueuses qui ont décidé de changer de régime alimentaire. J’ai ainsi pu lire des choses du genre « Non mais arrêtez de nous em****er avec vos régimes à la cons » ou « Moi je m’en fous si tu viens manger chez moi tu mangeras de la viande et du gluten, et si tu n’es pas contente c’est pareil ». Bien bien bien, je crois que je n’ai pas besoin d’aller plus loin dans mes explications, vous aurez compris que là on dépasse les limites de ce qui est tolérable.

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Que l’on ne soit pas d’accord, c’est possible. Que l’on soit d’accord mais qu’on ne souhaite pas pour autant changer de mode de vie, ça l’est également. Mais de là à se moquer, demander des justifications (après tout on trouve plein d’articles sur le net qui expliquent le pourquoi du comment donc les raisons sont généralement assez connues), insulter (oui parce que je pense que mettre un végétar(l)ien ou une personne qui ne mange pas de gluten devant une assiette qui ne correspond pas à ses convictions/choix/sensibilités médicales alors qu’on les connait parfaitement, c’est une insulte) ou carrément rejeter l’autre à cause de ce qu’il met dans son assiette, les bras m’en tombent … Cette phrase était un peu longue, mais j’avais besoin de la sortir.

Et moi dans tout ça ?

Je sais comment sont traités la plupart des animaux qui terminent en barquettes dans nos supermarchés. J’essaie donc de plus en plus de faire attention en ne prenant ma viande qu’à la coupe ou carrément dans une boucherie indépendante. Je me trompe peut-être mais j’ai toujours l’impression qu’en achetant chez le boucher de mon village je m’assure que les animaux n’ont pas fait 46 000 km (le choix assez restreint de mon boucher tend à me conforter dans cette idée) et qu’ils ont été élevés dans un certain respect. D’ailleurs je pense que la prochaine fois je demanderai carrément d’où viennent les viandes. Quand je le peux j’achète même bio. Mais c’est un fait, j’aime la viande, j’aime le poisson et tout ce qui de près ou de loin vient d’un animal. Donc je ne pense pas devenir végétar(l)ienne un jour, même si je reste sensible au sort des animaux d’élevage. Oui, moi aussi j’ai un cœur.

Pour ce qui est du gluten il en va de même. Je m’intéresse beaucoup à l’industrie alimentaire, Monsanto est un nom qui ne m’inspire aucun respect, bien au contraire. Je sais que l’intolérance au gluten grandissante dans notre société est due aux sélections rigoureuses effectuées ces 50 dernières années pour obtenir des grains toujours plus résistants, toujours plus beaux et surtout toujours plus identiques (fruits, légumes, céréales, femmes, c’est pour tout le monde pareil, tout doit être du bon calibre !). Mais j’ai une amie qui est cœliaque, à un niveau très élevé. La moindre trace de gluten l’envoie au lit pour 3 jours avec des douleurs abominables. Vous allez me dire que du coup je devrais savoir à quel point le gluten est mauvais. Oui je le sais, et justement je suis allée plusieurs fois faire les courses avec elle. Retourner chaque produit pour lire la composition, reposer les 3/4 d’entre eux, avoir des sueurs froides quand un produit que tu prends d’habitude affiche « Nouvelle recette » et que tu te rends compte que tu ne peux plus le prendre (c’est dommage tu l’aimais beaucoup) et surtout voir les prix des produits sans gluten toujours plus nombreux mais aussi plus chers parce mode ou pas, l’industrie agroalimentaire a très bien reniflé le filon (et les millions de dollars de bénéfices annuels supplémentaires), c’est ça la vie d’une personne qui ne peut pas manger de gluten.

Alors oui si on aime la cuisine, si on a de l’imagination, on peut très bien manger des choses délicieuses et variées, mais le soir quand je rentre chez moi des fois j’ouvre une boîte de raviolis. Oui, je l’avoue, pardon. Et je me dis que j’ai de la chance de pouvoir le faire. Nous varions notre alimentation : pâtes, riz, blé, légumineuses, légumes. Nous achetons peu de produits industriels : seulement les sucreries, les desserts et une boîte de temps en temps quand j’ai la flemme. Je fais attention mais je ne supprime pas le gluten de mon alimentation, j’ai la chance de pouvoir tout manger alors je ne m’en prive pas. Ça marche aussi pour les régimes sans lait/oeuf/huile etc …

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Au final, je mange de la viande et du gluten tout en faisant attention à varier. Je pense apprendre au plus vite à faire des desserts avec ma jolie Multidélices et des gâteaux maison pour mon chéri. Je vais commencer à réfléchir au potager de cet été pour pouvoir faire mes propres conserves de plats préparés. Je fais de plus en plus attention à la provenance des produits que je consomme. C’est pour moi un juste milieu dans lequel je vis en alliant mes convictions et mon plaisir.

Je n’ai pas d’amis végétar(l)ien, donc je n’ai jamais eu à faire particulièrement attention de ce point de vue. Juste une amie qui n’aime pas trop la viande, alors quand elle vient manger à la maison je ne fais pas de gigot d’agneau. Je respecte. Et si un jour je reçois un végétar(l)ien chez moi, il peut être assuré de ne trouver aucune denrée animale à table.

Pareil pour mon amie cœliaque. Elle m’a confié une fois qu’elle venait chez moi les yeux fermés, ce qui la touchait énormément parce qu’elle refusait jusque là beaucoup d’invitation à cause des hôtes qui ne faisaient pas attention (« Roo 30g de farine ça va pas te tuer quand même !! » …). Ba oui, je me suis renseignée. J’ai toujours un paquet de pâtes dans gluten pour elle au cas où elle arriverait à l’improviste, et j’ai toute une batterie d’ustensiles de cuisine en plastique toujours prête (le gluten s’insérant dans le bois, les ustensiles en bois sont à proscrire pour les cœliaques). Je ne dis pas ça pour me lancer des fleurs ou pour susciter l’admiration. Pour moi c’est juste normal. Et quand bien même cette amie ne serait pas cœliaque, mais aurait juste décidé de ne plus consommer de gluten, je la recevrais de la même façon (bon mis à part les ustensiles en bois hein).

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Tout ça pour dire que j’ai trouvé une manière de manger qui me va bien, et que je respecte que d’autres aient fait un choix différent du mien (ou ne l’aient justement pas eu). Et ça ne me semble pas si difficile que ça. Alors ne serait-il pas possible d’avoir du respect pour tous, qu’ils aient le même régime alimentaire ou pas ? N’avons nous pas assez de sujet de discordes pour éviter de nous juger sur le contenu de nos assiettes respectives ? Bon ! Alors mangez, faîtes-vous plaisir et surtout n’écoutez pas les jugements. Que ceux qui critiquent vos assiettes relèvent les yeux vers votre visage, la conversation n’en sera que plus intéressante !

NB : Le mot végétar(l)ien n’est pas une insulte, j’avais juste la flemme d’écrire « végétarien/végétalien » à chaque fois. Oui je suis faible …

crédit photos : pixabay.com