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« Black-Out » de Connie Willis

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Il y a quelques semaines j’ai enfin réussi à terminer « Black Out » de Connie Willis. Je dis « enfin » parce que j’ai commencé ma lecture en novembre et que j’ai eu beaucoup de mal à avancer rapidement ma lecture. Je vous propose de découvrir tout de suite ce que j’en ai pensé !

Pourquoi j’ai choisi ce livre

Comme vous le voyez sur la photo je suis l’heureuse propriétaire d’une liseuse Kobo. Il y a quelques mois la Fnac a mis en vente pas mal de livre électroniques à tout petit prix (0.99€ ou 1.99€ de mémoire). Il s’agissait de beaucoup de tomes 1 de saga plus ou moins populaires. Lorsque j’ai vu « Black Out » dans la liste, la couverture m’a d’abord énormément intriguée. J’ai lu beaucoup de livres historiques sur cette époque (le dernier m’ayant tout simplement traumatisée, je n’ai plus touché au genre « histoire vraie » depuis 10 ans …) mais jamais rien sur ce qui s’est passé en Angleterre pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’approche « roman » m’a plu, j’ai donc acheté ce livre en me disant « Pourquoi pas ? A ce prix là je peux me permettre quelques découvertes hors de mes sentiers battus ». Voici le résumé en quatrième de couverture :

Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein coeur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

Je voue un amour sans faille aux thrillers/aventures historiques tels que Da Vinci Code ou la saga des Coton Malone de Steve Berry, donc je me suis dit qu’il y avait de fortes chances pour que je puisse apprécier celui-ci, même si je savais dès le départ qu’on était loin de l’ambiance et des complots ou des secrets gardés depuis des siècles. Encore une fois, changer de genre ne fait pas de mal !

Mon avis

Comme je vous l’ai dit dans l’introduction de cet article, il m’a fallu 4 mois pour lire ce livre, pas moins. Déjà parce qu’encore une fois je me suis faite piéger par le format électronique et je ne me suis pas rendue compte que le livre faisait presque 700 pages ! Mais si j’ai mis tant de temps à terminer ce tome 1 c’est surtout que j’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire. L’auteur nous plonge immédiatement dans les flots d’un océan en pleine tempête entremêlant fausses pistes d’un Colin amoureux, avalanche de termes techniques sur l’organisation des voyages temporels et la structure d’Oxford (ville dans laquelle le centre de pilotage est situé) aux sauts continuels entre différents personnages et différentes époques. La lecture du premier tiers du roman a été une épreuve pour moi, totalement perdue au milieu de toutes ces informations et incapable de me raccrocher à quoi que ce soit. J’ai plusieurs fois failli abandonner, mais je ne l’ai pas fait parce que j’étais totalement consciente que si je le laissais de côté, il me faudrait un jour lire à nouveau tous ces chapitres (oui, j’épargne autant que faire se peut mon « moi futur »).

Et subitement, passées les 250 premières pages, le récit change de tournure. L’auteur nous décrit le voyage de 4 historiens plongés dans l’Angleterre de la Seconde Guerre Mondiale, chacun à un endroit différent (côte anglaise, Londres, base militaire et refuge en campagne des enfants londoniens). A travers leur histoire on découvre la vie des Anglais pendant la guerre. Un récit passionnant mêlant action et intimité, peurs et joies. J’ai adoré la fin de ma lecture et la manière avec laquelle Connie Willis raconte le quotidien de ses personnages mêlé à celui de ceux qui malgré leurs peurs ont tenu bon. J’ai particulièrement aimé suivre Mérope avec les enfants réfugiés et Polly dans sa vie londonienne ponctuée de nuits dans les refuges qui effacent toutes les barrières sociales établies. Au fur et à mesure du récit on découvre les rebondissements qui mènent à l’issue finale de ce tome 1 sans pour autant avoir une certitude quant à la question « Qui a fait une grosse boulette ? ». J’ai dévoré les derniers chapitres et j’ai hâte de découvrir le tome 2 !

Pour résumer en quelques mots

J’ai aimé :

  • découvrir le quotidien des Anglais pendant la Seconde Guerre Mondiale. Connie Willis a fait un énorme travail de recherches et le mêle parfaitement à son récit
  • les rebondissements autour de Michael, avec une mention spéciale au superbe « Les Allemands arrivent ! » qui a failli me faire lâcher le livre de stupeur
  • l’impossibilité de connaître le responsable de la catastrophe à venir. Est-ce l’un des 4 historiens ? Un problème à Oxford ? De fausses archives ?

J’ai moins aimé :

  • Clairement, les 250 premières pages peuvent décourager, j’ai failli moi-même abandonner, ce qui m’aurait privé d’une très bonne lecture

Avez-vous lu ce livre ou pensez-vous le lire ? Venez en parler dans les commentaires !

 

La fiche du livre
Parution : 2012
Auteur : Connie Willis
Editions : Bragelonne
Genre : Science-Fiction
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Le Dernier Brûleur d’Etoiles – Sophie Val-Piguel

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le dernier brûleur d'étoiles

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de mon énorme coup de cœur lecture de cet été. Il s’agit du Dernier Brûleur d’Etoiles de Sophie Val-Piguel. Une histoire à mille lieues des lectures que j’apprécie habituellement, ce qui en fait à mes yeux un livre encore plus exceptionnel.

 

Pourquoi j’ai choisi ce livre

Je ne vous mentirai pas, j’ai acheté ce livre lors de ma panne de lecture. Un an auparavant je pensais m’en être sortie mais c’était pour mieux y replonger quelques mois plus tard. Alors quand j’ai reçu un mail de France Loisirs me signalant que ma date d’achat obligatoire était sur le point d’arriver, c’est sans grande conviction que je suis allée sur leur site pour trouver un livre pas trop cher qui pourrait peut-être me tenter. C’est d’abord le titre du livre qui m’a attiré l’œil, impossible de se faire une idée de la trame, de l’époque, du lieu, tout était à découvrir. J’ai ensuite remarqué qu’il était lauréat du Prix de l’Imaginaire chez France Loisirs. Ma lecture coup de cœur précédente s’avérait être Les Ailes d’Emeraude, d’Alexiane de Lys, lauréat du même prix l’année précédente. Je me suis donc dit que je ne prenais pas de risque en tentant l’aventure avec celui-ci et j’ai lu la quatrième de couverture.

 

À la suite d’un étrange cauchemar, la vie de Gwenvael bascule. Contraint de fuir l’orphelinat où il vit depuis toujours, le jeune homme tente de donner un sens aux mystérieuses paroles prononcées par le directeur de l’institut juste avant son départ : « Trouve Calypso ».

Lorsqu’il est attaqué par une horde d’hommes des bois et capturé par un redoutable guerrier, Gwenvael comprend qu’il a franchi les portes d’un autre monde. Et s’il n’avait pas toujours vécu à l’orphelinat ? S’il était Celui qu’ils attendaient tous ?

 

Si vous êtes un peu coutumier des univers Fantasy vous trouverez dans ce résumé comme un petit goût des Mondes d’Ewilan, saga que j’ai également beaucoup aimée. J’ai donc fini par acheter ce livre et l’ai laissé traîner plusieurs mois avant de trouver une solution à mes problèmes de lecture.

Dernier petit point important, je l’ai pris en version ebook puisque j’ai une liseuse Kobo. Ayant vu la version papier il y a quelques semaines dans une vidéo de Pikiti Bouquine, je peux vous assurer que si je l’avais vu en librairie je ne l’aurai jamais pris de peur de me briser le poignet tant il est énorme ! Mais je serais passé à côté d’un diamant. Ne vous découragez pas face au nombre de pages, Le Dernier Brûleur d’Etoiles est à découvrir absolument !

 

Mon avis

Lorsque j’ai choisi ce livre au hasard dans ma liseuse cet été je n’attendais pas grand-chose de ce livre. A part les quelques points qui m’avaient fait l’acheter, je n’en savais pas plus. Je n’avais pas lu d’article à son sujet, pas vu de vidéo, et je ne m’avais pas cherché à en connaître d’avantage. Pour être totalement franche, j’avais en fait oublié que je l’avais acheté quelques mois plus tôt. Pour ce qui est de la trame, les premières pages m’ont tout d’abord fait penser au début des Ailes d’Emeraude, les quelques chapitres d’après aux Mondes d’Ewilan. Mais le premier choc est arrivé dès la lecture des premières lignes du roman, grâce au style de Sophie Val-Piguel. J’ai l’habitude de changer de style d’écriture, passant aisément d’un Steve Berry à un Kiera Cass, je venais de terminer la saga Never Sky de Veronica Rossi. Je dois dire que c’est la première fois qu’une plume me marque autant. Dès les premiers mots je me suis sentie happée par cette écriture fluide et soutenue et ce malgré une narration à la première personne qui me trouble habituellement. En quelques pages, j’étais déjà accro, c’est dire !

Si l’histoire commence sur un schéma bien connu, elle finit par construire son propre chemin sans que l’on s’en rende compte. Un monde intégralement créé par l’auteure avec une géographie, une nature et un passé riches, une idée fascinante autour des Brûleurs d’Etoiles, des personnages variés et nuancés dont on n’arrive pas toujours à savoir quel côté ils soutiennent … Comme le livre est long j’avais peur que la trame soit monotone et fixée dès le départ mais Sophie Val-Piguel sait quand introduire de nouveaux éléments et faire partir ses personnages sur une autre branche de l’histoire. J’ai aussi particulièrement aimé les liens qui unissent Gwenvael à Calypso ainsi que la relation qui se construit entre Gwenvael et son mentor qui évolue également au cours du récit. J’ai deviné certains éléments au court de la lecture, d’autres, comme quelques morts, ont su me surprendre.

 

Pour résumer en quelques mots

J’ai aimé :

  • Le monde intégralement imaginé par l’auteur, je ne me souviens pas avoir lu de « légende » approchant de celle mise en place pour les Brûleurs d’Etoiles
  • Le héros qui n’est pas lisse, a ses zones d’ombres et surtout (assez rare pour être noté) est bien justement traumatisé par ses premiers assassinats
  • Le récit qui ne se repose pas sur une trame en ligne droite

J’ai moins aimé

  • Quelques longueurs ou rebondissement attendus
  • Je me suis fait la remarque qu’une carte en début de roman pour pouvoir se repérer aurait été top. Mais comme je suis sur liseuse, son utilisation n’aurait en fait pas été très simple. Je ne sais pas s’il y en a une pour la version papier.

 

Au final j’ai absolument adoré Le Dernier Brûleur d’Etoiles. Moi qui ne suis pas une grande fan de fantasy (je n’en lis jamais à part quelques exceptions) et qui n’aurais pas acheté ce livre si j’avais su qu’il s’intégrait dans cet univers, je peux vous dire que je serais passée à côté du plus gros coup de cœur de ces dernières années. Encore une fois, ne vous laissez pas refroidir par le pavé, c’est une histoire à découvrir, d’autant plus que la saison d’automne s’y prête parfaitement !

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Panne de lecture : comment j’ai réussi à lire à nouveau

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panne lecture livre

Je me souviens que lorsque j’était adolescente j’adorais lire et je n’avais pas de style de prédilection. Je dévorais les bouquins et adorais être transportée dans des univers différents. Mais si comme moi vous avez été traumatisés par les lectures imposées de la fin du collège et surtout du lycée, vous avez probablement souffert d’un dégoût de lecture, voire vous en souffrez toujours. Pendant quelques années je n’ai pas réussi à ouvrir le moindre livre (exception faite des derniers tomes de Harry Potter bien entendu). Puis j’ai essayé de retrouver cette envie de lire avec des auteurs qui avaient ma confiance mais cela ne m’a pas préservée de quelques déceptions et j’avais l’impression de lire tout le temps la même chose. J’avais beau acheter des livres d’autres auteurs et d’autres genres, ils prenaient désespérément la poussière sur mon étagère et je les regardais dépérir tristement. Mon chéri lit énormément, mais rien n’y faisait, je n’y arrivais pas. Et puis progressivement j’ai réussi à retrouver le goût de la lecture en mettant en place un semblant d’organisation et en allant piocher mes envies dans divers endroits. Je vous propose aujourd’hui de vous donner les petites astuces qui m’ont permise de mettre fin à ma panne de lecture.

Mettre en évidence sa pile à lire

PAL pour les intimes, la pile à lire est l’ensemble des livres qui sont en votre possession mais que vous n’avez pas encore lus. J’avais jusque là dans ma bibliothèque un mélange anarchique des livres lus, livres commencés et livres jamais ouverts. Je ne savais donc jamais d’un simple coup d’œil quels étaient ceux que je n’avais jamais ouverts ou jamais terminés. J’ai un jour pris mon courage à deux mains, sorti tous mes bouquins, les ai étalés sur le sol et triés. Aujourd’hui j’ai une étagère consacrée aux livres que je n’ai pas encore lus. J’ai acheté il y a 5 ans une liseuse KoboByFnac dans laquelle j’ai retrouvé ce principe puisqu’elle classe automatiquement les livres selon les trois catégories « Livres terminés », « Livres en cours » et « Livres non lus ». Mettre en évidence ma PAL a été un premier pas vers une organisation plus claire de mes lectures. Dorénavant je me dirige immédiatement vers cette étagère ou vers cette section de ma liseuse pour piocher le prochain livre !

Je sais que certains voient la PAL comme une pression supplémentaire qui les bloque d’autant plus. Si vous sentez que c’est le cas pour vous ne suivez pas cette méthode.

Définir ses « moments de lecture »

S’il y a bien une chose que j’ai découvert c’est que chacun a son rythme de lecture mais surtout ses moments lectures. Mon chéri par exemple adore lire le soir une fois au lit. J’ai tenté et il a bien fallu se rendre à l’évidence : j’en suis incapable. Je commence à lire, puis au bout de 5 minutes les lignes s’entrecroisent, les mots perdent tout leur sens et je suis incapable de lendemain d’avoir le moindre souvenir des quelques pages que j’ai difficilement parcourues la veille. Après quelques tentatives ratées j’ai cherché d’autres moments pour lire et je me suis aperçue que j’étais définitivement une lectrice de jour : pendant les pauses déjeuner, dans les transports, le weekend dans le jardin ou sur mon canapé en hiver au coin du feu (oui j’ai cette chance, ce petit cliché qui se trouve être un vrai bonheur !). Si je lis le soir, c’est dans le salon et uniquement si je sens que j’ai encore trop d’énergie pour dormir immédiatement. Depuis ce constat je n’ai plus de problèmes pour lire un livre entamé.

Apprenez à connaître votre rythme et vos moments de lecture, ne faîtes pas l’erreur de lire à telle heure juste parce que quelqu’un de votre entourage lit en même temps. Débarrassez-vous des contraintes et des complexes. Ce sont vos lectures, vos moments de détente, vos escapades.

Sortir du cadre des lectures imposées

En plus de me dégoutter de la lecture, les lectures imposées de mon parcours scolaire ont eu un autre impact négatif. Alors qu’avant je papillonnais entre différents styles et que je n’avais jamais aucun soucis pour choisir un livre, après quelques années je me suis retrouvée incapable de définir ce qui me plaisait et ce que j’avais envie de lire. Vous noterez à quel point cette panne d’envie s’avère rédhibitoire lorsque l’on souhaite à nouveau passer sur temps sur son canapé avec un bouquin.

J’ai d’abord repris la lecture avec des auteurs et un genre que je savais affectionner particulièrement : les aventures, complots et légendes « historiques » avec notamment Dan Brown et Steve Berry. J’alternais régulièrement avec un autre genre, la chicklit, que j’arrivais encore à lire après mes années lycée. Juste assez pour me rendre compte que je n’aimais plus cette catégorie, souvent trop légère et répétitive. J’avais donc l’impression de m’enfermer dans les thrillers sur fond d’énigmes historiques et très peur d’être à nouveau lassée. J’avais dans ma PAL des livres de genres différents mais je partais toujours avec cette appréhension du « Et s’il ne te plaisait pas ? ». Il a fallu trouver une solution pour me décoincer et apprendre à piocher mes livres à l’envie ou au hasard.

Cette solution est arrivée en deux temps. J’ai d’abord suivi attentivement les pages « Culture » et « Livres » de Hellocoton qui regorgeaient jour après jour de nouveaux articles pleins de recommandations ou d’avis. J’ai également décidé de faire confiance aux récompenses que certains livres pouvaient recevoir comme celle du « Prix de l’Imaginaire » de France Loisirs. Cela m’a permis de découvrir de jolies pépites et de me remettre progressivement le pied à l’étrier. Mais la solution qui a réellement mis fin à ma panne de lecture est venue contre toute attente de Youtube. Cela faisait plusieurs mois que je regardais des vidéos beauté ou voyage et un jour l’une des Youtubeuses que je suivais a annoncé créer sa chaîne booktube. Je ne connaissais alors pas le phénomène et je suis allée voir sa première vidéo : une révélation. Au fil des mois j’ai découvert d’autres Booktubeuses et je suis totalement devenue adeptes des book haul, des revues de lectures ou autres vidéos thématiques. Ces filles ont réussi à me redonner l’envie de lire ! Elles m’ont permise de découvrir des genres vers lesquels je ne m’étais jamais tournée, des livres qui de premier abord ne m’auraient jamais plu et surtout de retrouver une motivation que je croyais disparue pour toujours ! Si je devais ne donner que trois chaînes, voici en quelques mots celles qui ont ma préférence.

Pikiti Bouquine : Stéphanie n’est pas la booktubeuse la plus célèbre ou la plus « professionnelle », mais c’est elle qui m’a fait découvrir cet univers et elle reste celle que j’aime le plus. Ses goûts sont assez semblables aux miens, ses vidéos sont régulières et fournies pour me donner des idées ou déclencher de nouvelles envies de lectures. Et surtout, elle est réellement passionnée et sait transmettre ses coups de cœur et ses déceptions sans en faire des tonnes avec un langage direct et non calculé, sans jamais détruire un livre qui ne lui aurait pas plu. Alors certes la luminosité n’est pas nickel, il y a parfois des fonds sonores de lave vaisselle, mais je ne m’arrête pas à ça, je ne suis pas là pour ça. J’adore sa chaîne, je lui suis fidèle depuis un an et ses vidéos sont toujours celles que je regarde en premier lorsque je vais sur Youtube.

Bulledop : Emilie fait partie des dernières Booktubeuses que j’ai découvertes mais est grimpée directement prendre la seconde place de mon top 3. Des lectures éclectiques, des montages efficaces, des vidéos à thèmes et surtout un grain de folie que je n’ai retrouvé chez aucune autre ! Sans compter qu’elle m’a fait découvrir récemment le bullet journal, une nouvelle aventure pour moi ! L’occasion pour vous de découvrir si vous ne le saviez pas déjà que j’arrive toujours après le départ du train…

Margaud Liseuse : avec sa chevelure flamboyante, son fauteuil cosy posé devant sa bibliothèque et son ton calme, Margaud est la booktubeuse idéale pour de vrais moments de recherche d’inspirations lectures. Je n’ai pas forcément les mêmes goûts qu’elle mais j’aime beaucoup la manière dont elle partage ses lectures ou ses vidéos à thèmes/TAGs. Je regarde toujours ses vidéos lorsque je suis en mode cocooning, lovée dans mon canapé avec un bon thé, mon chéri et mes chats (et le feu de bois en hiver).

Pour allez plus loin

Une fois ma PAL mise en évidence, mes moments lecture définis et mon envie de lire revenue, il m’est devenue bien plus facile d’enchaîner les livres à mon rythme et de varier les genres. Il me reste une dernière petite astuce à vous donner. Je suis assez maniaque dans mon organisation, j’aime quand tout est clair et regroupé au même endroit. On en parle par exemple des livres tentants notés à la va vite sur un bout de papier qui se perd au fond du sac ou que le chat glisse sournoisement sous un meuble ? Stéphanie (oui toujours !) m’a fait découvrir une bibliothèque virtuelle que j’adore et dont je ne pourrais plus me passer : Livraddict. Après avoir créé un compte, vous pouvez renseigner votre profil, vos livres lus, vos lectures en cours, votre PAL ou encore votre wishlist. Vous pouvez également noter un livre, laisser un avis ou rattacher une chronique de blog. De plus, le site dispose d’un espace forum vous permettant d’échanger avec les autres utilisateurs, de participer à des challenges, de suivre les dernières sorties et tant d’autres choses ! N’hésitez pas à vous inscrire si cela vous intéresse ! Je l’utilise beaucoup et il est constamment ouvert lorsque je regarde une vidéo booktube afin de pouvoir noter rapidement une envie de lecture et la retrouver tout aussi vite.

Retrouver le goût de la lecture a été pour moi un véritable parcours du combattant mais j’y suis arrivée avec quelques astuces et l’aide de mes booktubeuses préférées. Depuis un an j’ai lu une quinzaine de livres. Cela peut paraître peu mais c’est déjà bien plus que je n’ai lu pendant 10 ans. Il m’a semblé intéressant de vous partager ces petites choses qui m’ont aidée. Il ne s’agit pas d’un mode d’emploi à suivre à la lettre mais d’une liste d’idées somme toute assez communes dans laquelle vous pouvez piocher afin redécouvrir le plaisir de lire. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de très bonnes lectures à venir !

Et vous, avez-vous connu une panne de lecture ? Quelles sont vos astuces ? Que lisez-vous actuellement ?

Crédit photo : Pexels

 

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Suicide Squad : Maman, ils sont où les méchants ?

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Je vous retrouve aujourd’hui pour ma critique de Suicide Squad que je suis allée voir hier. Inutile de s’attarder sur l’histoire, vous n’avez certainement pas pu échapper au matraquage médiatique dont a bénéficié ce film : les pires méchants de l’univers DC Comics réunis pour affronter une menace que nul autre ne pourrait contrer. Dire que ce film est une déception est assez faible, je vous explique pourquoi.

 

J’aime quand une équipe assume un parti pris. J’ai beaucoup aimé Deadpool pour ne jamais avoir laissé de côté son aspect déjanté et subversif. J’ai adoré Mad Max Fury Road pour cette hystérie collective maintenue tout au long du film. D’une autre manière, j’aime beaucoup Fast And Furious qui ne souffre pas d’un complexe d’infériorité en assumant sa vision de A à Z. Alors quand on me promet un film sur une équipe de méchants, dont certains sont carrément des psychopathes, je m’attends à voir un film avec une équipe de méchants, dont certains sont effectivement des psychopathes. Ni plus ni moins. Sur ce point, les premières minutes de Suicide Squad partent plutôt bien. Mais à 30-45 minutes j’ai déjà l’impression qu’on a laissé beaucoup sur le bas-côté. Les méchants ne sont plus si méchants, certains sont même en quête de rédemption quand ils ne se font pas dézinguer dès leur première scène. Au trois quarts du film arrive la scène du bar, et à partir de ce point on tombe dans le schéma traditionnel des films de super héros. Alors qu’on nous promettait du super méchant. Non, non, non et non les gars !!! Je voulais du chaos, être mal à l’aise face à la folie, voir à quel point certains peuvent être impitoyables, pas un Avengers. J’aime beaucoup Avengers mais là ce n’était pas le sujet ! Donc oui, quand on me promet pendant des mois un film outrancier et qu’au final on retourne sa veste, je suis déçue. Très déçue. Et c’est sans parler du Joker. On en parle du Joker ? Allez on y va !

 

Je ne connais pas réellement la culture DC Comics, tout comme celle de Marvel d’ailleurs. Je vais voir les films qui sortent au cinéma et pour la plupart je les apprécie beaucoup, mais il m’est impossible de citer des personnages qui ne seraient pas apparus dans les films ou de connaître l’histoire dans sa globalité. Néanmoins en ce qui concerne les méchants de cet univers une chose est sûre : quand je regardais le dessin animé lorsque j’étais jeune les méchants de Batman me mettaient mal à l’aise, voire me faisaient carrément peur. Le Joker était en tête d’ailleurs. Dans The Dark Knight j’ai retrouvé cette ambiance pesante avec un Joker totalement psychopathe dont on se refuse d’expliquer l’origine. Je ne souhaite pas faire de comparaison Heath Ledger/Jared Leto puisque ce n’est pas le sujet et qu’il appartient à chaque acteur d’interpréter son personnage comme il le ressent. Mais dans Suicide Squad, ne réduire le Joker qu’à un gangster déséquilibré qui cherche à libérer sa femme, c’est à la limite de l’affront. Jared Leto est à Suicide Squad ce que Monica Bellucci était à Matrix 2 : un nom en tête d’affiche et une campagne de promo outrancière sur le personnage pour au final à peine 5 minutes à l’écran. De plus, le travail de l’acteur est totalement bafoué dans un découpage de ses apparitions effectué à la machette. Dans une scène, on voit son regard partir en vrille et la performance prendre forme avant de repartir sur un autre récit, anéantissant tout espoir d’apprécier le jeu d’acteur et de comprendre sa vision du personnage. Entre promesse de présence non tenue, sabotage du jeu d’acteur et réduction à un amoureux en quête de sa belle, le mythe du Joker ressort totalement anéanti.

 

Alors non le film n’est pas un navet. Les scènes d’actions sont plutôt bien, les effets spéciaux passent bien à l’image, la bande son est efficace. Et heureusement, HEUREUSEMENT Margot Robbie est là pour sauver le navire avec une interprétation plus que convaincante d’Harley Quinn. Je le regarderai à nouveau lors de sa sortie Blu-ray, c’est un bon divertissement qui se regarde avec une bonne dose de popcorn et qui peut à certain moment arracher un sourire (on est loin de l’humour distillé des Marvel cependant). Mais l’abandon du parti « 100% méchants », la ridiculisation du Joker et la tentative de réorienter le film vers un Avengers (d’ailleurs dans une réplique Will Smith a l’air d’y faire une sacré référence) desservent totalement Suicide Squad. Un film qui navigue entre deux eaux sans jamais trouver son port, bien loin des promesses auxquelles on a pu croire pendant un an.

 

Et vous avez-vous vu ce film ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

La fiche du film
Date de sortie : 03/08/2016
Réalisateur : David Ayer
Distributeur : Warner Bros.
Casting : Will Smith, Margot Robbie, Joel Kinnaman, Viola Davis, Jai Courtney, Jared Leto …
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Faut-il avoir honte d’aimer « Fast and Furious » ?

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Quand le premier Fast and Furious est sorti j’avais 13 ans (aïe …), les garçons au collège ne parlaient que de ce film. J’avais vu la bande annonce, ça ne m’intéressait pas plus que ça, je ne suis pas allée le voir. J’ai grandi, les autres volets sont sortis et étaient pour moi des films pour gars surexcités sans réelle cohérence cérébrale avec une bouteille de Desperados greffée à la main et un filet de bave sur le coin de la bouche. Oui, l’avis d’une jeune femme de 18 ans en quête d’identité intellectuelle est parfois très net. J’ai fini par en regarder un : Tokyo Drift. C’est encore pire que ce que je pensais, c’est relativement indigeste. Oui, j’ai regardé jusqu’à la fin, mais je me sens si coupable d’une telle bassesse que je me braque d’autant plus. Emballez c’est pesé, je ne remettrai jamais mon nez dans ce truc.

Et puis un jour on annonce la sortie de Fast and Furious 5 au cinéma. Mon chéri se dit intéressé. Je suis plus mature et plus ouverte à ce qu’on appelle dans le monde artistique « la culture de masse », mais quand même j’ai des limites : je ne comprends pas son enthousiasme. Il essaie de me convaincre et finalement arrache mon accord pour regarder les 4 premiers opus ensemble. Quelques heures plus tard : Houston, on a un problème, j’ai chopé le virus FF, je ne saurais pas réellement vous dire pourquoi ni comment. Et pourtant, mon cerveau répond toujours, je n’aime pas plus la Despé qu’avant et aucun filet de bave à l’horizon. Nous voilà dans de beaux draps …

Nous sommes allés voir le 5, puis le 6. J’ai adoré ce dernier opus et la scène du générique avec Jason Statham m’a fait trépigner d’impatience pour la suite. Et quand quelques mois plus tard j’ai appris que Paul Walker venait de trouver la mort dans une voiture lancée à toute vitesse (ironie de la vie bonjour), j’ai eu un gros pincement au cœur. J’avais d’autant plus hâte de découvrir Fast and Furious 7 qui avait donc deux buts : poursuivre la série et rendre hommage à un « frère » disparu.

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Nous avons tant bien que mal résisté une semaine pour aller voir le dernier film, sorti le 1er avril, afin d’éviter la cohue attendue et bel et bien là. Car quoi qu’on en dise les films marchent et ma génération a en partie grandit avec, les critiques sont loin d’être mauvaises (parfois même dithyrambiques) et le décès de Paul Walker pendant le tournage a ajouté une aura particulière au 7ème opus de la série. Je pense que je vais étonner mais j’ai moins aimé ce film que les deux derniers. C’est toujours aussi impressionnant, les scènes d’actions sont superbes, l’histoire est toujours là et ça reste un film très agréable à regarder. Mais j’ai trouvé que le film se perdait un peu dans la tentative, certes louable et indispensable, de rendre hommage à Paul Walker tout le long. Les clins d’œil à l’esprit des premiers films (nouveau réalisateur oblige) sont trop gros, l’humour est moins percutant et la trame principale a du coup un peu perdu en profondeur. Mais j’imagine aussi le mal fou qu’ont dû avoir les membres de l’équipe pour non seulement faire face au décès de l’un des leurs mais en plus rattraper un scénario à moitié mis sur « pellicule » afin d’obtenir un film cohérent tout en gardant le disparu à l’image. Sincèrement, ils s’en sortent très bien malgré tout et j’attends la suite avec impatience.

Vous l’aurez compris, j’aime Fast and Furious et non, je n’en ai pas honte. Je remercie même mon chéri de m’avoir à un moment forcé la main. Fast and Furious est une franchise qui n’a jamais eu la prétention d’être intellectuellement recherchée. Plutôt que d’en faire un complexe d’infériorité et d’essayer de s’en sortir tant bien que mal, les producteurs, scénaristes et réalisateurs ont pris le contre-pied : tant qu’à faire, allons-y à fond. Grosses voitures multicolores, hyper chromées et super puissantes : CHECK ! Scénario sans fioriture : CHECK ! Humour gras et décalé : CHECK ! Discours exacerbé sur l’esprit de famille, cascades invraisemblables, « folklore » de filles quasiment à poil pendant les courses et bastons « je me prends des coups de bonbonne de gaz dans la tronche et je m’en sors sans même une ride » : CHECK ! Mélangez tout ça avec un peu d’huile de moteur et de liquide de frein, vous obtenez un succès international, des millions de dollars de recettes, 7 films qui tiennent la route et d’autres à venir. Parce que contre toute attente, ça marche. Parce qu’on en prend plein les yeux, parce que l’histoire est attachante et à rebondissements, parce qu’en ce moment on a besoin de voir la tendresse des liens d’une famille au sens large, parce que quand Vin Diesel et Dwayne Johnson sourient on a envie de leur faire un bisou (si si, je vous jure !).

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Quant à la question que vous vous posez tous (ayez la gentillesse de ne pas me contredire s’il vous plaît) : ai-je pleuré à la fin du film ? Oui. J’ai essayé de faire en sorte que ça ne se voit pas trop, mais oui. La dernière scène est un magnifique hommage, un pont entre famille de fiction et famille réelle dont on ne distingue pas les frontières. Et c’est certainement la seule chose sur laquelle Fast and Furious n’exagère pas.

Et vous, que pensez-vous de Fast and Furious ?

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The Imitation Game, Alan Turing retrouve la place qui lui est due

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Dimanche 25 janvier, je tombe sur un entretien entre Laurent Weil et Benedict Cumberbatch. Ce dont ils parlent est très intéressant, ça ressemble beaucoup à la vie d’Alan Turing. Comment ça, un film sur Alan Turing ?? Chéri, faut qu’on aille au cinéma !! Oui, des fois je ne suis pas très au courant de ce qui sort sur les écrans …

En tant qu’ingénieurs en informatique, nous avons plusieurs « dieux », scientifiques ou écrivains. Trônent en tête Isaac Asimov et Alan Turing (non, Bill Gates, Steve Jobs et Mark Zuckerberg ne font pas partie du classement, même si leurs actions de démocratisation de l’informatique et de façonnage du monde connecté sont remarquables). Isaac Asimov, vous le connaissez certainement, même sans avoir retenu son nom, vous avez forcément un jour ou l’autre entendu parler des trois lois de la robotique (fondements du film I Robot avec Will Smith). Pour Alan Turing c’est différent. A la limite, les aficionados Apple ont peut-être entendu parler de la légende autour du logo à la pomme croquée. Mais dans l’ensemble, ce génie est resté dans un cruel anonymat alors qu’il fait tout simplement partie de ceux qui ont bâti les fondements du monde d’aujourd’hui. Moi-même, si je n’avais pas fait ces études à l’université, je n’en aurais sans doute jamais entendu parler. Mais revenons-en à The Imitation Game, film sorti sur nos écrans mercredi dernier.

L’histoire

1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.

Le film commence par un cambriolage au domicile du prénommé Alan Turing. Deux agents se rendent sur place et sont très fraîchement reçus dans une maison sans dessus dessous. L’un d’eux est persuadé que l’homme leur cache quelque chose, aucun objet n’ayant apparemment été dérobé. Il va alors engager des recherches, se heurter au secret défense, obtenir le dossier tant convoité et s’apercevoir que celui-ci est tout simplement vide, ce qui ne fera que le conforter dans son intuition. Arrêté pour une toute autre « affaire » (« délit d’homosexualité », oui oui ….), Alan Turing termine tout de même en cellule. L’inspecteur obtient une heure de temps pour l’interroger sur ses activités pendant la Seconde Guerre Mondiale, activités que l’on semble vouloir protéger au plus haut de la hiérarchie. S’engage alors un jeu de l’imitation (« test de Turing ») pendant lequel Alan Turing va révéler son histoire : comment, avec quelques autres génies et malgré un certain handicap relationnel, il a réussi à casser le code Enigma, offrant ainsi aux Alliés le tournant inestimable qui leur permettra de gagner la guerre.

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Mon avis

Je connaissais dans les grandes lignes l’histoire d’Alan Turing, ses difficultés, son rôle dans la victoire des Alliés, ses travaux dans l’informatique et l’intelligence artificielle. Cela ne m’a pas empêchée d’être bouleversée par ce film.

La première bonne surprise, c’est qu’il ne verse pas dans le misérabilisme, écueil dans lequel il aurait facilement pu tomber : génie incompris + difficultés relationnelles + homosexualité au cœur du XXème siècle, le terrain était relativement glissant. Rien n’est caché, les faits sont crus, parfois cruels, mais jamais larmoyants.

Le film est fidèle à l’histoire d’Alan Turing. Il se compose autour de sauts dans le temps : arrestation, travail sur Enigma et enfance s’entrecroisent pour donner au spectateur toutes les cordes pour comprendre et dénouer l’histoire de ce héros presque anonyme. Si on ne connaît pas sa vie, on se doute du dénouement, ce qui n’enlève rien au suspense du film : on est tout simplement happé du début à la fin.

La réalisation de Morten Tyldum est magnifique et la photographie est très belle. Même si l’équipe d’Alan Turing se trouve loin des zones de combat, la guerre est omniprésente sans être frontale : dans les discussions, dans les tunnels de métro où la population trouve refuge ou dans les gravats et murs de sacs de sables des rues londoniennes .

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Benedict Cumberbatch incarne à la perfection Alan Turing. Il est tour à tour froid, détestable, imbus, triste, vulnérable, seul, soutenu, torturé, mais toujours génie au cerveau en ébullition constante. Il y a bien longtemps qu’une performance ne m’avait pas autant scotchée à mon fauteuil. Il concourt au titre d’Oscar du meilleur acteur cette année, et c’est amplement mérité tant il est magistral.

Keira Knightley également est épatante. Dans le rôle de Joan Clarke, elle aussi est une personne qui souffre dans ce monde et cette époque où la femme n’a sa place qu’en tant qu’épouse, mère et à la limite infirmière, secrétaire ou opératrice. Extrêmement douée, elle rejoindra tout de même, officieusement dans un premier temps, l’équipe d’Alan Turing, lui apportant son aide autant dans ses travaux scientifiques que dans ses troubles relationnels.

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Entre avancées technologiques, responsabilité et question du secret (qui peut être sauvé et qui doit mourir pour que les allemands ne puissent pas comprendre qu’Enigma a été déchiffrée), existence dans un monde que l’on ne comprend pas, féminisme et horreur des traitements infligés aux homosexuels de l’Angleterre (et tant d’autres pays …) de l’époque, ce film est un vibrant hommage à celui qui a contribué à révolutionner la fin du XXème siècle et ceux à venir. Gracié par la Reine Elisabeth II en 2013, Alan Turing retrouve aujourd’hui, grâce à The Imitation Game, le rang et la reconnaissance dont il n’aura malheureusement et honteusement pas pu bénéficier de son vivant.

Pour aller plus loin (liens Wikipedia) :

Alan Turing, Enigma, Test de Turing

Bouillon de culture

J’ai lu : Constellation – Adrien Bosc

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Je vous parlais il y a quelques semaines des matches de la rentrée littéraire organisés afin de désigner les meilleurs ouvrages de la sélection 2014. Entre deux réveillons j’ai pris le temps de m’installer tranquillement sur le canapé pour découvrir le livre que j’avais choisi : Constellation d’Adrien Bosc.

Pourquoi j’ai choisi ce livre

J’ai d’abord été attirée par cette couverture au buste dessiné de mots. J’ai ensuite lu la quatrième de couverture. Je vous disais il y a quelques semaines que je lisais surtout du fantastique et de l’historique, parfois des histoires vraies. N’ayant pas lu de livres de cette dernière catégorie depuis longtemps, et étant assez tentée par le résumé, je me suis dit qu’il était temps d’y revenir un peu !

« Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d’Air France, le Constellation, lancé par l’extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l’avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l’île Santa Maria, dans l’archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n’est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l’enchaînement d’infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l’avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend « nécessaire » ce tombeau d’acier ? Et qui sont les passagers ? Si l’on connaît Marcel Cerdan, l’amant boxeur d’Édith Piaf, si l’on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l’auteur lie les destins entre eux. « Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarante huit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit. » »

Mon avis

J’ai commencé ma lecture par une petite appréhension. S’agissait-il de romancer la vie de chaque passager de l’avion ? Serait-ce sinon un simple récit des quelques heures qui ont précédé le vol pour chacun d’entre eux, ou Adrien Bosc avait-il imaginé une aventure les reliant tous, tel un film chorale ? Je termine ma lecture rassurée et heureuse d’avoir un tant soit peu pu approcher ces différents destins au fil des mots de l’auteur. J’ai beaucoup aimé ce livre et beaucoup appris.

J’ai aimé ces brins de l’histoire de Marcel Cerdan, découvrir la jeunesse de Ginette Neuveu, les rêves de ces bergers, l’incrédulité d’une Amélie héritière ou encore l’aventure de l’homme qui a révolutionné l’entreprise Disney lui donnant le visage qu’on lui connait aujourd’hui. Ce que j’ai apprécié dans ce livre, c’est que le crash n’est pas le point d’orgue, il ne s’agit pas d’un récit chronologiquement détaillé, d’ailleurs l’accident arrive assez tôt dans la lecture. Passagers, crash, recherches et funérailles s’entrecroisent au fil des chapitres, Adrien Bosc en tire une symphonie qui tient parfaitement la route, ajoutant à la catastrophe du 27 octobre 1949 celle du Rio-Paris de 2009 et sa propre vie. La vie est importante est les dates le sont tout autant pour lui. Dates et vies qui ont résonné particulièrement lors du chapitre de la retranscription de l’émission de Jacques Chancel, décédé la semaine dernière, comme un point final à cet épisode.

Constellation a reçu le Grand Prix du Roman de l’Académie Française. Je craignais donc de me retrouver devant un livre à l’écriture pompeuse et au mots compliqués, et ai été agréablement surprise de voir qu’il n’en était rien. Adrien Bosc raconte avec des mots simples mais arrive à créer de cette simplicité de très belles phrases et un récit fluide et captivant.

Pour résumer en quelques mots

J’ai aimé :

  • l’écriture, très agréable à lire
  • la pudeur de l’auteur, la catastrophe n’est pas le protagoniste principal du livre. Adrien Bosc redonne vie à chaque passager pour lequel il a pu recoudre l’histoire
  • la manière dont l’auteur nous parle de la douleur de ceux qui restent, le l’importance des dates, de la légende du Stradivarius ou de l’émission Le Grand Echiquier.
  • Il ne s’agit pas d’un livre sur la mort de Marcel Cerdan, grand amour d’Edith Piaf, ce qui rend le résultat beaucoup plus intéressant

J’ai moins aimé :

  • Je vais avoir beaucoup de mal à trouver un mauvais point à ce livre. Je dirai alors que l’auteur m’a parfois un peu perdue dans quelques histoires annexes telles que celle de Blaise Cendras. Je ne doute pas que ces points aient un sens dans ce livre, une seconde lecture me permettra peut-être d’en apprécier la présence !

Grace au principe de « livre voyageur » proposé par les Matches de la rentrée littéraire, ce livre devrait bientôt rejoindre les mains d’un nouveau lecteur qui j’espère l’appréciera autant que moi !!

Je souhaiterais remercier Olivier pour l’organisation de ces matches, sa patience et ses mails pleins d’humours, et espère participer à la prochaine rentrée !!

Bouillon de culture

Peter, mais qu’as-tu-fait ?

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Depuis 13 ans Peter Jackson nous invite à voyager dans ce magnifique monde qu’est la Terre du Milieu. D’abord avec la magnifique trilogie du Seigneur des Anneaux, puis Le Hobbit est entré en scène ces dernières années. Je suis totalement fan de ces films, j’ai d’ailleurs une grosse préférence pour Le Seigneur des Anneaux que j’ai également lu. L’amoureux et moi faisons un marathon trilogie environ deux fois par an. Un peu moins fan du Hobbit, mais je n’ai pas lu le livre, ces derniers films restent à mes yeux de très bons opus.

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Alors en grands amateurs de l’univers de Tolkien et des adaptations de Peter Jackson, nous sommes allés dès jeudi après midi voir le final de ce merveilleux voyage. Nous étions très excités de découvrir la fin de l’histoire et en même temps nous sommes entrés dans la salle avec une certaine nostalgie, car nous savions que nous embarquions pour la dernière fois. Mais je suis ressortie du cinéma en colère, et je n’exagère presque pas.

La Bataille des cinq armées est un bon film dans l’ensemble. Toujours de beaux paysages quand les scènes s’y prêtent, des acteurs qui jouent parfaitement leur rôle, un scénario bien ficelé, je ne me suis pas ennuyée une minute car la cadence est bien réglée. Le câblage vers le Seigneur des Anneaux est excellent de manière à ce que les deux trilogies se complètent totalement. En somme, un film que j’achèterai en Blu-ray dès sa sortie.

Mais pendant le film je me suis demandée si c’était réellement Peter Jackson aux manettes. Lui qui était super pointilleux sur la réalisation, qui nous a fait un dragon extraordinaire (aidé du si talentueux Benedict Cumberbacht), des films aux effets spéciaux remarquables et parfaitement intégrés à chaque scène, lui qui a remis en vogue tout un genre cinématographique et qui a magistralement adapté une œuvre à laquelle personne ne voulait se frotter, comment a-t-il pu laisser passer un tel montage final ?

Je ne vous parlerai (presque) pas de la scène de Smaug, réglée en 3 minutes et deux coups de cuillères à pot, de Thauriel qui n’est au final présente que pour l’amourette de la trilogie ou de la scène lourdingue de Thorin se battant contre le Mal du Dragon. Le Mal, justement, est ailleurs.

Nous avons vu le film en 3D et HFR, soit 48 images par seconde au lieu des 24 dans le cinéma traditionnel. Cette technologie tend à donner aux films qui l’utilisent un réalisme impressionnant et une immersion totale (passé les 3 premières minutes pendant lesquelles le cerveau a l’impression de visionner un film en accéléré). Et il faut bien le dire, dans Le Hobbit, les scènes fixes, de dialogues, ou de plans larges sont éblouissantes de netteté, les couleurs extraordinaires, bref le résultat est sublime. Sauf que dans La Bataille des cinq armées, ces scènes ne sont pas légions, et c’est là qu’arrive le drame.

Je ne saurai pas dire si c’est à cause du HFR, de la 3D, de la combinaison des deux ou parce que la majeure partie du film a été tournée devant un écran bleu (trop de numérique tue-t-il le numérique ?), mais nous avons été consternés par l’intégration des effets spéciaux du film. Certaines créatures et acteurs ont purement et simplement l’apparence et la gestuelle d’un personnage de jeu vidéo (GTA et World of Warcraft bonjour !), et je ne vous parle même pas de la scène où Legolas grimpe un escalier en chute libre, là on était au summum du ridicule.

Alors oui il ne s’agit que d’une poussière au milieu de tout le travail qu’a demandé ce film, mais cette petite poussière nous a gratté l’œil pendant 2 heures, nous empêchant d’apprécier ce final à sa juste valeur. Je suis ressortie du cinéma écœurée. Je sais que je peux avoir des avis (trop ?) tranchés, alors j’ai attendu que l’amoureux me donne son ressenti avant de lui faire part du mien, et il m’a dit exactement la même chose. Nous avons entendu les conversations des autres spectateurs qui sortaient de la salle en même temps que nous, et le constat était unanime : le film est plombé par ses effets spéciaux.

Dans les deux premiers films du Hobbit, ces même technologies étaient utilisées et ne m’avaient absolument pas dérangée, bien au contraire je trouvais que l’effet était des plus réussis (mention spéciale encore une fois au dragon). C’est donc avec d’autant plus d’incompréhension que je me demande comment le grand Peter Jackson a-t-il pu accepter ce résultat.

Nous avons dans notre petite ville un cinéma qui n’est équipé ni pour la 3D ni pour le HFR, je vais essayer de motiver l’amoureux pour retourner voir le film sans ces technologies. Je ne voudrais pas rester sur cette dernière mauvaise note …

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Note suite à la rédaction de mon article : je viens de lire cet article, apparemment l’avant première officielle du film a eu lieu à Paris en présence de Peter Jackson. Initialement prévue en 3D HFR, le réalisateur a décidé au dernier moment de laisser tomber la 3D et de le passer en 2D HFR, choix plutôt étonnant de la part d’une personne qui a plutôt tendance à assumer pleinement ses choix artistiques. Peut-être a-t-il vu qu’il y avait effectivement un soucis ?

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Je participe aux matchs de la rentrée littéraire 2014 PriceMinister-Rakuten !!

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Il y a quelques semaines fanny-hibou du blog Ma bulle de coton a laissé sur Hellocoton un message dans lequel elle signalait que les inscriptions pour les matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten étaient lancées. Je ne connaissais pas du tout le principe donc j’ai cliqué sur le lien donné et ai lu le principe de cet évènement. Ça m’a tellement plu que je me suis inscrite dans la minute qui a suivi ! Bon peut-être un peu plus qu’une minute, le temps de faire mon choix.

Alors, les matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten, qu’est-ce donc que cette chose ? Et bien il s’agit tout simplement d’une sélection de livres issus de la rentrée littéraire sur lesquels les bloggeurs et bloggueuses sont invités à donner leur avis. Les 800 premiers inscrits reçoivent le livre qu’ils ont choisi dans la sélection proposée, le reçoivent quelques semaines plus tard et doivent en rédiger une critique. Sur le principe, c’est super sympa et ça permet de découvrir un ouvrage et un auteur vers lequel on ne se serait peut-être pas tourné au départ.

Mais ce qui est encore mieux, c’est la suite ! Les personnes qui n’ont pas la chance de participer à ce premier round peuvent être inscrites sur une liste d’attente : le livre choisi leur sera envoyé par le bloggueur qui en aura rédigé la critique et qui en aura émis le souhait dans son formulaire d’inscription. Pour faire simple : je reçois mon livre, je le lis, j’en rédige une critique et je l’envoie à une autre personne afin qu’elle puisse également le découvrir. Je trouve l’idée vraiment sympa !

J’ai reçu mon livre après plusieurs longues semaines de patience (merci à Olivier Moss pour ses mails pleins d’humour et d’encouragements) et j’ai hâte de pouvoir le lire ! Il s’agit de Constellation d’Adrien Bosc dont vous avez peut-être entendu parler ces derniers temps.

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Les participants ont jusqu’au 31 décembre 2014 pour rédiger et publier la critique de leur livre sur leur blog. Je ne sais pas à qui je vais devoir envoyer « Constellations » mais je suis très contente de participer  ces matchs littéraires. Et accessoirement j’ai un peu la pression car ce livre a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie Française il y a 15 jours.

Si vous souhaitez recevoir un de la sélection, voici la page pour vous inscrire !!